0210 - Henry Vignaud
02:58: Aventurier et pays chauds
03:59: Îles - Phare - Bord de mer
04:34: Invalides -> Napoléon -> Corse
06:11: Sang - Blessure à la tête
06:38: Présence des proches non blessés
06:59: Accident dû à un problème de sécurité
04:32: Un garçon + un coup à la tête + accident
05:20: Un grand-père - Le petit père Jean
05:57: Un homme dégarni 60 années.
06:16: Une dame blonde - tenue hôpital
06:20: Un enfant - 08:00 un accident
09:49: Une femme de 70 ans
09:49: Une femme en colère
10:09: Grand-père cité 3 fois par 3 médiums - La résonnance: Jean...
10:41: Enfant décédé suite à un accident
10:50: Failli partir à 8 ans puis accident mortel à 16 ans
Nous avons tous entendu parler de médium. Le phénomène nous intrigue et son évocation éveille en nous des émotions diverses. Surtout si nous venons de perdre un proche. Comment en savoir plus ?
Dans ce livre qui mêle expertise et témoignage, un des grands médiums actuels - qui dés l'âge de 7 ans « voyait des morts » dans la maison de ses parents -, s'appuie sur plus de 40 années de vie quotidienne en contact avec le monde de l'invisible pour nous éclairer. Il explique pas à pas les modalités de sa pratique et nous révèle ainsi que le coeur de son action consiste à aider les personnes à se libérer de la souffrance du deuil en leur faisant comprendre et vivre l'expérience de l'après-vie, car « le médium est un lien entre les défunts et les vivants ».
« Même l'esprit le plus cartésien ne peut manquer d'être fortement troublé par la précision et la pertinence des détails qu'Henry Vignaud perçoit depuis "l'au-delà". » Stéphane Allix
« De son expérience, Henry a appris beaucoup de choses sur la nature humaine et il en a tiré en particulier la conviction que nous sommes tous reliés, sans le savoir, au-delà du temps et de l'espace.
Si vous voulez comprendre comment fonctionne la médiumnité et quelle est la vie d'un médium, dans toutes ses dimensions, c'est ce livre-là qu'il faut lire. » Père François Brune
Nous sommes au début des années 2000. Pour le dépanner, je loge un ami d’enfance, Pascal, qui cherche un appartement à Paris. Lui est endormi, moi je suis allongé mais je ne dors pas encore. Soudain, je vois comme une brume qui se matérialise à ma gauche. Comme chez moi mon matelas est posé par terre, je suis situé tout près du sol. Je reste allongé mais je m’accoude pour mieux voir le phénomène : une brume de lumière blanchâtre se forme, puis elle se dissipe et du sable apparaît, sous un soleil radieux, et se matérialise juste à côté du lit, près du sol.
Le sable est tout proche, très évident, comme si moi-même j’étais allongé sur une plage. Posée là sur le sable, il y a une médaille au bout d’une chaîne. Tout cela ne m’apparaît pas sous la forme d’un flash ou d’un microfilm, comme c’est souvent le cas, mais sous la forme d’une matérialisation si dense que j’aurais pu toucher le sable en tendant le bras. Pourtant je ne suis ni endormi, ni sorti de mon corps, j’ai au contraire pleinement conscience d’être allongé dans mon lit. Pendant que j’observe la scène, je sens une entité qui arrive vers moi par ma droite.
Cet esprit se rapproche tout près et me touche, sans que je puisse le voir. Il me dit en clairaudience (donc sous forme d’une voix extérieure) : « C’est pas grave, c’est pas grave ». À l’instant même, je comprends par une sorte d’empathie de reconnaissance que c’est Sylvère, le père de Pascal, qui est décédé l’année précédente. Aussitôt je réveille Pascal et lui demande s’il comprend quelque chose à cette apparition. Mon récit le fait pleurer et il m’explique que oui, en effet, il a perdu l’été même aux îles Canaries la chaîne et la médaille de son père, que sa mère lui avait remises après le décès. Il culpabilise beaucoup et s’en veut de ne pas avoir su prendre soin de ce cadeau, dernier « lien » qu’il avait avec son père… « C’est pas grave, c’est pas grave » est venu dire son père dans la nuit. Trois mots, répétés deux fois : ce court message a eu une importance énorme pour mon ami
Un couple vient me voir en séance. L’esprit d’une jeune fille apparaît. Elle me dit qu’elle était psychiatre, qu’elle est morte des suites d’une longue maladie. Elle m’évoque aussi son frère dont elle était très proche. Les parents me confirment que tous ces éléments correspondent à l’histoire de leur fille. Une fois reconnue, l’esprit me transmet un message pour les parents, et me montre une scène de son frère. Il savait qu’elle allait mourir, et il était allé dans les bois pour y crier et y pleurer. Il en est revenu avec deux marrons. Quand il est allé voir sa sœur alitée, il lui a tendu un des marrons en lui disant qu’il l’avait ramassé pour elle, et qu’il garderait l’autre sur lui en permanence. Ce serait le symbole de son soutien permanent durant l’épreuve. L’esprit me montre ensuite ce marron caché dans son cercueil : ce lien par-delà la mort, c’était leur secret à tous les deux. Je transmets cette vision aux parents, qui ne la comprennent pas.
Quelque temps plus tard, je reçois une lettre du père de la défunte, datée du 20 février 2010.
En voici un passage :
« (…) Au moment de la mise en bière, mon fils a glissé son marron sous les mains jointes de sa sœur et a récupéré le marron confié à sa sœur pour le garder avec lui en guise de lien par-delà la mort. Mon fils m’a confirmé hier que s’étant arrêté sur la route au bord d’un parc, il s’était promené pour se détendre sous de grands arbres et que, priant pour sa sœur, il avait ramassé les fameux marrons !
Il ne fait donc aucun doute que votre communication correspond à un fait avéré dont nous n’avions pas connaissance auparavant. Cela nous confirme que notre espérance chrétienne de cette belle vie après la mort n’est pas une « utopie » et nous aide à vivre notre quotidien avec ce qui nous fait à tous si souvent défaut : « la joie de vivre ». Jean-Pierre B. »
Dans l’ouvrage de Christophe Barbé « Signes de survivance », un couple témoigne. Lui est un médecin psychiatre de Toulouse, Dr Jean T. (ancien chef de clinique neurologique où il œuvre pour que la psychanalyse soit introduite, surtout auprès des enfants, il a été Directeur général de « Guidance », une unité reprise dans certains centres hospitaliers en France, et il fut aussi enseignant à l’université et décoré à sa retraite Chevalier dans l’Ordre National du Mérite).
Leur fils Jacques est décédé un an avant une prestation publique que je donnais à Toulouse au cours de l’été 2005. L’homme y assistait, et par la suite il a souhaité me rencontrer en privé. Lors d’une séance, le 18 mars 2008, il est venu seul mais avec un magnétophone, et sa femme a retranscrit l’enregistrement effectué lors du contact avec leur fils.
Voici quelques passages de cet enregistrement de la séance que j’ai eue avec ce médecin psychiatre, tels qu’ils sont retranscrits dans cet ouvrage de Christophe Barbé, qui interroge le médecin et sa femme. Après avoir eu le contact de leur fils Jacques, j’ai dit : « Votre fils marchait beaucoup, il aimait les cannes. Il me montre qu’il en avait acheté plusieurs. » Dans l’enregistrement, le médecin confirme. Son épouse explique que, sans transition aucune, j’ai ajouté « Votre fils dit que vous avez chez vous une boussole sur fond noir », puis j’ai dessiné cette boussole en indiquant sa taille approximative. Plus tard dans la consultation, l’esprit me montre des pommes de pin, et encore des cannes, et je dis au médecin que tout cela a certainement un sens. Mais sur le moment, ni la boussole ni les pommes de pin ne lui évoquaient quoi que ce soit de spécial.
C’est son épouse, en relisant la retranscription de l’enregistrement de notre séance, qui a eu l’idée d’aller voir les cannes de leur fils. Elle s’est soudain souvenue qu’il y en avait une dont le pommeau était en forme de pomme de pin. Mais sa surprise fut totale, raconte-t-elle, quand elle s’est aperçue qu’on pouvait dévisser ce pommeau et que, cachée à l’intérieur, il y avait une boussole qui correspondait en tout point à celle que leur fils m’avait montrée lors du contact… Aucun des deux parents ne connaissait l’existence de cette cachette secrète, ni de la boussole qui y était dissimulée.
Lors de ce même contact, le fils du médecin me dit qu’il voit sa mère qui cherche des papiers et retrouve ses diplômes. Puis il me montre un marque-page fait d’une fleur de montagne séchée qu’on appelle un edelweiss. Mais ni les diplômes ni la fleur séchée n’évoquent rien au médecin. Là encore, quand sa femme écoute les bandes, elle a manqué de s’évanouir : quelque temps auparavant, en fouillant dans un secrétaire à la recherche de papiers de garantie de leur téléviseur, elle avait effectivement retrouvé les diplômes de leur fils. C’est en voulant les ranger dans sa chambre qu’elle était tombée sur l’edelweiss, glissé dans un livre comme marque-page… Là encore, elle n’avait rien dit de ces deux découvertes à son époux. Ceci, avec bien d’autres détails, a contribué à les convaincre de la réelle présence spirituelle de leur fils par-delà la mort.
Je recopie la lettre que m’a envoyée une femme pour laquelle j’ai délivré un message lors d’une séance publique à Paris. Signée Mme Monique R., la lettre est datée du 18 février 2004.
« Lors d’une réunion à la salle Jean-Jacques Rousseau à Paris, Henry Vignaud m’a dit qu’une personne décédée tragiquement serait retrouvée par son gant.
En effet, il s’agissait d’un homme de 50 ans porté disparu en montagne, fils d’une relation amicale (mais je ne le connaissais pas lui-même). Au préalable, M. Vignaud avait dit qu’il s’agissait d’un luthier (métier peu courant). Il avait ajouté qu’il était passionné par ce qu’il faisait et qu’il y excellait.
Il m’a indiqué la date à laquelle son corps serait retrouvé, cela s’est avéré à quelques jours près et on l’a identifié par son gant (reconnu par son épouse), tel que l’avait indiqué M. Vignaud.
Je précise que ce message est venu spontanément à M. Vignaud, je n’avais pas déposé de photo et je ne pensais pas du tout à cette personne, encore une fois je ne le connaissais pas.
C’est alors que M. Vignaud donnait les indications du métier et quelques détails, voyant que personne ne levait la main, j’ai compris que ce message m’était destiné, sans doute pour que je le dise à son père. J’atteste ici de l’authenticité de cette prédiction. Monique R. »
En fait, cet homme natif d’une région de montagne faisait du hors-piste à ski. Il s’est manifesté à moi pour rassurer sa famille mais aussi pour confirmer son décès : on n’avait retrouvé que sa voiture garée mais pas son corps. La dame qui a écrit la lettre m’a confirmé que personne parmi ses proches ne savait s’il était mort en montagne, s’il avait été enlevé ou assassiné. Dans la session médiumnique, l’esprit m’avait montré son corps prisonnier d’une crevasse, et m’a dit qu’on retrouverait son corps à la fonte des neiges grâce à son gant. Lors de nouvelles recherches dans la montagne, son gant a effectivement été retrouvé, en premier, à la surface, à quelques mètres de son corps tombé au fond du gouffre.
C’est lui aussi qui avait indiqué la date à laquelle on allait le retrouver. On voit comment un esprit peut utiliser quelqu’un de l’assistance pour délivrer un message à ses proches. Nulle présence dans une séance publique n’est due au hasard !
La sensibilité du médium peut parfois être embarrassante… Ce fut le cas au cours d’une séance de voyance avec un couple venu de Bordeaux. Je vois sous forme de microfilm une main posée sur une cuisse. La main remonte des bas résilles avec de la dentelle en haut. Dans l’instant même je comprends qu’il y a quelque chose de sexuel dans cette image. Ma première réflexion est de penser que j’ai capté là les fantasmes du couple, ou leurs pratiques sexuelles.
Mais ensuite me viennent en flashes de voyance des images d’une femme avec plein d’hommes différents, dans des situations clairement sexuelles. Je ne distingue pas le visage de la femme qui m’apparaît en flashes, donc je ne sais pas si c’est celle qui est assise en face de moi. Assez gêné par les premières images d’intimité, avec les bas résilles, je continue la séance mais ces flashes avec tous ces hommes sont revenus avec insistance. Je finis donc par m’en ouvrir au couple. Je leur demande s’ils connaissent une prostituée dans leur entourage.
Alors cet homme et cette femme, très complices et très élégants, et je dois dire aussi très sympathiques, se regardent et rient de bon cœur. Ils m’expliquent qu’effectivement, il y a 25 ans la femme avait été abandonnée par son premier mari et que, seule, démunie et sans travail ni famille pour l’aider, presque à la rue avec ses enfants, elle avait dû se résoudre à se prostituer quelques années pour gagner sa vie. Son mari actuel, l’homme assis en face de moi, l’avait alors rencontrée et l’avait aidée à s’en sortir. Ils m’avaient raconté cela de manière très simple, et je pouvais voir qu’une grande complicité et un véritable amour les unissaient.
Jeune adulte, je suis dans les rues de Bordeaux tôt le matin. Je sors de boîte de nuit. Par terre, je trouve un vieux parapluie tout troué, tout mité, mais avec un très beau manche en corne. Je le rapporte chez mes parents, à Royan. Quelques années plus tard, alors que j’ai 20 ans et que je vis dans un studio, mes yeux tombent sur ce parapluie, oublié sous une table au milieu de cartons. Sans savoir ce que je fais, comme en état second, je le prends et l’accroche, par son anse, au lustre situé au milieu de la pièce. Puis, toujours dans un état second, je m’assois dans un fauteuil et par terre, juste au-dessous du parapluie, j’ai la vision d’un ami allongé sur le sol du garage situé au-dessous de mon studio, avec un malaise comateux. Puis tout s’est arrêté. Je suis surpris et étonné de ce phénomène, et je jette ce parapluie.
Dans les jours qui suivent, ce même ami apparu en vision me rend visite. Il avait un problème avec sa voiture, donc s’est installé dans mon garage pour démonter le moteur. Moi je suis en haut, dans le studio, lui est dans le garage, il bricole et répare son véhicule, quand soudain j’entends un cri. Je descends et je le trouve allongé par terre, inconscient, exactement comme dans ma vision de quelques jours plus tôt… Par la suite j’ai passé mon brevet de secourisme, en 1994, à cause de ma clientèle et parce que dans la vie ça peut toujours servir, on ne sait jamais. Mais à l’époque nous sommes au début des années quatre-vingt, je n’ai pas encore ce brevet, seulement des notions apprises à l’école, dont je me souviens : j’ai fait les premiers gestes de réanimation. Entre-temps, les voisins ont appelé les pompiers qui l’ont pris en charge.
Par la vision surgie sous le parapluie, j’ai été averti du malaise cardiaque de cet ami, une vision que je n’ai comprise que quelques jours plus tard mais qui, inconsciemment, m’a sûrement préparé à faire rapidement les gestes qu’il fallait, dont les pompiers m’ont d’ailleurs félicité. Pourquoi ce parapluie ? Pourquoi l’avoir ramassé, l’avoir conservé ? Y a-t-il une prédestination parapsychologique qui m’a permis de secourir cet ami plus vite ? Je ne détiens pas la réponse.
En août 1992, comme chaque été je suis en vacances dans ma famille à Royan. Un soir, je vais dîner chez un couple d’amis belges, qui ont eux aussi leurs habitudes estivales dans ma ville natale, où ils sont venus avec leurs enfants et la grand-mère. Au cours du dîner j’entends en clairaudience le mot « métrite », dont je sais qu’il s’agit d’une maladie génitale féminine mais dont je ne me souviens plus des symptômes. Je demande aux personnes présentes si elles le savent, la vieille dame répond que oui, il s’agit d’une inflammation des organes génitaux qui peut se transformer en grave infection. Je trouve bizarre d’avoir entendu ce mot-là comme ça…
Le lendemain midi, je reviens chez eux passer un moment et je les trouve aux abois : le matin même, vers 7 heures, la grand-mère qui a pourtant l’habitude de se lever tard a senti la nécessité impérieuse d’aller voir la chienne qui dormait dans la cuisine, un griffon d’une douzaine d’années. Mes amis l’ont entendu appeler à l’aide : Mitsi, dans un demi-coma, baignait dans une marre de sang. La grand-mère a elle aussi été un intermédiaire, un peu comme l’ange gardien de l’animal…
La chienne est tombée dans un coma total chez le vétérinaire, qui a immédiatement posé le diagnostique : métrite… Ce mot entendu la veille en clairaudience dans un message mystérieux était en fait un avertissement à destination de mes amis et signifiait « Votre chienne fait une métrite, il faut vite l’opérer d’urgence ».
Donc, quand je les retrouve le lendemain midi, ils me racontent tout ça, et me disent que l’opération vient d’avoir lieu, mais que la chienne ne s’est toujours pas réveillée du coma, qu’ils n’auront pas de nouvelles du vétérinaire avant la fin de la journée et qu’à tout moment ils risquent encore de la perdre. Je propose de prier, mais la maison est trop affolée pour cela alors je décide d’aller, seul, à l’église Notre-Dame de Royan. Là, les orgues se mettent à jouer au moment même où j’entre… Je vais vers la statue de la Vierge et je demande un signe pour savoir si la chienne va s’en sortir, je vois des images d’elle qui court, remise de sa maladie. Pendant que je prie, les yeux fermés, j’entends un brouhaha de prière tout autour de moi, mais l’église était déserte. J’ai remercié pour les entités qui intercédaient dans la prière, en communion d’âme avec moi. J’allume quelques cierges, j’en prends aussi pour mes amis, et au moment où je ressors de l’église l’orgue s’arrête… Ce moment était absolument magique, je me suis senti porté par une force. Ce jour-là, j’ai remercié intérieurement l’organiste.
Je suis revenu chez mes amis, les ai soutenus toute la fin de la journée puis suis rentré chez moi avec une photo de la chienne, pour travailler à distance sur elle. Dans des techniques de lumière, et avec l’aide de l’invisible, j’ai senti que je pouvais lui insuffler ma propre force et j’ai su par d’autres visions qu’elle allait s’en sortir. Mais en contrepartie, comme j’avais donné quelque chose, j’avais le pressentiment qu’on allait me prendre autre chose…
Le lendemain, la chienne sort de la clinique vétérinaire, un peu flagada mais pouvant déjà marcher. Les animaux nous donnent parfois de ces leçons… Le jour même, j’ai perdu une médaille à laquelle je tenais beaucoup, celle de la Vierge de la rue du Bac à Paris, plus communément appelée la médaille miraculeuse, qui m’avait été offerte par mon amie Nicole Leprince. La contrepartie que j’avais pressentie c’était ça : la perte de ma médaille.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Le lendemain, j’emmène mes amis belges Alain et Josette, leurs enfants ainsi qu’une de mes sœurs, Chantal, et maman à La Rochelle, une ville que mes amis ne connaissaient pas. Au bout d’une ruelle nommée « Rue des Chevaliers du Temple », je m’en souviens encore car le nom m’a marqué, nous découvrons un magasin d’antiquités où nous passons un moment à discuter avec la propriétaire. Juste avant de ressortir je vois un escalier qui descend sur la gauche. Encombré de cartons et d’objets en métal, il ressemble vraiment à un escalier privé mais quelque chose d’irrésistible m’attire là alors je descends, la propriétaire ne m’ayant pas vu. En bas c’est une cave, et en face de moi, posé contre le mur, un grand tableau d’un mètre trente éclairé par un rayon de lumière provenant d’un soupirail qui représente… La Vierge miraculeuse. La Vierge de la rue du Bac ! La reproduction identique de la médaille que j’ai perdue la veille… La propriétaire m’explique qu’il vient d’une vieille famille de La Rochelle, qui l’avait hérité d’un vieil oncle décédé qui était prêtre. Elle n’est pas sûre de vouloir me le vendre. Finalement nous trouvons un accord et ce tableau, presque 20 ans après, est encore chez moi, au pied de mon lit. L’histoire de cette médaille perdue qui m’a été rendue en grand illustre bien cet adage selon lequel « c’est en donnant qu’on reçoit ».
Une nuit, je suis entraîné au-dessus de mon corps de chair par mon guide qui me dit « Viens ». Je me laisse aller et, immédiatement, je traverse le mur de ma tête de lit à grande vitesse. Il n’y a pas de lumière, tout est gris, sombre, puis on arrive jusqu’à une immensité intensément noire mais vivante : une dimension inférieure du bas astral, grouillante d’entités. Alors qu’on la traverse, je perçois toute cette énergie d’angoisse, cette énergie totalement noire.
J’entends des hurlements, des cris, des gémissements, des plaintes. Je ne sais pas ce que c’est. Je pense à des esprits inférieurs. Ça vient de partout autour de moi, surtout en-dessous et sur les côtés, on essaye de m’atteindre et des mains cherchent à s’accrocher à moi. Je suis en présence de mon guide, qui est resté à côté de moi pendant toute la traversée. Je ne le vois pas, mais je le sens, au niveau de mes pieds, comme si c’était lui qui me propulsait dans ces lieux, comme s’il me prenait en charge dans une dimension où je n’aurais pas pu venir tout seul.
À un moment, n’en pouvant plus de toute cette douleur, de ces cris et de ces mains qui cherchent à me saisir, je demande à mon guide de me ramener dans mon corps. Mais il me répond « Écoute et observe ». Je sens que toutes ces entités sont prisonnières de cet espace qu’elles ne peuvent pas quitter… Ça a duré un moment, puis il m’a finalement ramené. Là, au retour, j’ai pleuré d’avoir ressenti toute cette misère, cette souffrance des âmes du bas astral non évolué…
Quand on parle d’âmes errantes, je peux désormais concevoir une infime partie de ce que cela est. Cette expérience m’a fait prendre davantage conscience de ces états intermédiaires. Mon interprétation, c’est qu’il s’agissait pour moi de vivre cette expérience noire et grouillante, de sentir ces entités qui avec leurs mains essayaient de s’accrocher à moi mais passaient à travers mon corps astral (ils ne pouvaient pas avoir d’emprise sur moi, car mon corps était trop éthéré pour eux), d’éprouver ce néant, pour mieux pouvoir être dans l’empathie dans mon travail et mon évolution spirituelle.
Ce fut une expérience horrible. Ça m’a rappelé mon enseignement catholique, où on disait de prier pour les âmes du purgatoire. Ce lieu qu’a voulu me faire traverse mon guide, était-ce les limbes ? Je ne sais pas. On dit que certaines entités habitent des plans où elles sont enfermées pendant un laps de temps qui dépend de ce qu’elles sont ou ont pu être. On dit que certaines de ces âmes pourront évoluer, les autres non. On dit qu’elles n’ont pas forcément accès à notre plan physique, ou alors de manière parasitaire. On dit bien des choses, mais comment savoir le vrai ? Moi, j’ai vécu cette expérience avec toutes les questions qui vont avec. Ces espaces dimensionnels sont constitués d’âmes viles ; il y a sûrement un temps pour leur évolution. Du moins, je l’espère…