0316 - France
Jean-Charles Duboc (Air France AF 3532)
Jean-Charles Duboc (P), commandant de bord du vol Air France AF 3532, assurant la liaison Nice-Londres le 28 janvier 1994, est assisté de Valérie Chauffour, copilote (CP). A 13 h 14, alors qu'ils sont en vol de croisière à l'altitude de 11 900 m, aux environs de Coulommiers en Seine- et-Marne, par d'excellentes conditions météorologiques, le steward, alors présent dans le poste de pilotage, signale un phénomène lui paraissant être un ballon météorologique. Son observation est aussitôt confirmée par la copilote CP, qui le voit à son tour et l'identifie aussi comme un ballon météorologique. L'objet est ensuite identifié par le commandant de bord (P) comme un avion en virage à 45° d'inclinaison.
Très rapidement cependant, tous les trois s'accordent pour constater que ce qu'ils voient ne ressemble à rien de ce qu'ils connaissent. L'excellente visibilité et la présence d'altocumulus permettent à P d'estimer que le phénomène est à l'altitude de 10 500 m et à une distance d'environ 50 km (25 NM). Compte tenu de son diamètre apparent, ils en déduisent que l'engin est de grande taille.
Celui-ci semble être une gigantesque lentille de couleur rouge sombre qu'ils peuvent observer pendant plus d'une minute sur la gauche de l'appareil. Le plus étonnant est que cet engin disparaît progressivement, en 10 ou 15 secondes, comme s'il s'était dématérialisé. P rend compte au centre de contrôle de la Navigation aérienne de Reims qui indique n'avoir aucune information sur une quelconque présence de mobile aérien dans le voisinage. Cependant, en application de la procédure existante, Reims informe le Centre d'opérations de la défense aérienne (CODA) de Taverny de l'observation faite par l'équipage. Le chef pilote A 320 demandera à P de rédiger un rapport, mais le commandant de bord refusera de faire un rapport écrit compte tenu du fait que l'observation était totalement ? incroyable ? et qu'il n'avait jamais eu dans sa carrière d'information sur le phénomène OVNI.
Le CODA a effectivement enregistré au même moment une piste radar initiée par le centre de contrôle de Cinq-Mars-la-Pile correspondant en lieu et en heure au phénomène observé. Cette piste radar, qui a été enregistrée pendant 50 secondes, croise bien la trajectoire du vol AF 3532 et ne correspond à aucun plan de vol déposé. Il faut noter que le phénomène disparaît au même instant à la vue de l'équipage et des scopes radar. Les investigations menées par le CODA permettent à la fois d'exclure l'hypothèse du ballon météorologique et de connaître la distance précise de croisement des deux trajectoires et par conséquence de ramener à 250 m de long la taille approximative de l'engin. Il est à noter que le Centre régional de la navigation aérienne (CRNA) Nord, qui traite 3 000 mouvements par jour, n'a instruit que trois cas, dont celui du vol AF 3532, dans les sept dernières années.
Deux objets
Les OVNI ont toujours laissé perplexe ceux qui les étudient parfois visible par une personne alors que l'objet apparaît au-dessus d'un lieu à forte densité de population, parfois semblant se cacher dans des nuages, ou disparaître sur place. Il est certain que les techniques de camouflage employés par ces derniers doivent être nombreuses, être étendues à diverses méthodes d'observation et comme toute technique souffrir de pannes, mauvaises utilisations, ou contraintes techniques. Ainsi la théorie de deux objets peut-elle être défendue. Nous aurions alors d'un côté un objet invisible à l'oeil, mais donnant un écho radar et de l'autre l'inverse. Pourquoi un objet devrait-il ainsi devenir visible ? Tout simplement car il va peut-être mettre en oeuvre un appareillage permettant l'étude de notre monde qui ne peut en aucun cas travailler pendant la phase d'invisibilité visuelle. Mais ce n'est pas l'hypothèse qui semble être validée par le témoin.
Echo fantôme.
Il ressort de l'intervention de M Duboc que pour lui il n'y avait qu'un seul et unique objet. Il entrevoit trois principales hypothèses pour expliquer la différence de localisation entre l'écho radar et l'observation visuelle :
La principale possibilité envisagée par le témoin est que l'objet visuel était bien réel, et qu'il y a eu création d'un écho radar artificiel par un système de contre-mesures électroniques. Ceci est classique en guerre électronique et permet de détourner l'attention de l'adversaire vers un leurre. Dans cette observation et ce cas précis, si un missile avait été tiré vers cet OVNI, c'est l'Airbus A 320 qui aurait été touché !!!...
La seconde possibilité est que l'écho visuel soit un gigantesque hologramme, et que l'écho radar soit une image artificielle de guerre électronique. Dans cette hypothèse il n'y a eu aucun objet, mais tout simplement deux phénomènes électromagnétiques artificiels?
L'objet visuel est un gigantesque hologramme, et l'écho radar celui d'un bien objet réel qui était, par exemple, à une altitude très élevée et non observable par les pilotes (exemple : 50 km d'altitude). En effet, l'enregistrement de Taverny ne présentait aucune indication d'altitude de l'objet qui coupait la route de l'A 320?
Mais il y a peut-être d'autres possibilités?
Pourquoi la première hypothèse semble la plus réaliste ?
Et bien Jean-Charles Duboc, en reprenant sur une carte de vol les indications des deux observations, c'est rendu compte que l'objet identifié visuellement se trouvait dans un rayon d'environ 5 NM (9 km) de la verticale de Taverny. Pour ceux qui ne le sauraient pas, rappelons que sur cette commune se trouve le centre de commandement stratégique nucléaire de l'armée française. L'objet ne pouvait pas être visible du sol, car ce jour là une couverture nuageuse d'alto-cumulus se trouvait au-dessus de la capitale. Mais il est possible que les détecteurs électromagnétiques de Taverny aient détectées une variation importante du champ magnétique terrestre, et ainsi la présence d'un OVNI? Cette hypothèse relèverait évidemment du confidentiel défense.. Comme il y a un risque certain pour un appareil, tout sophistiqué qu'il soit, à venir se placer au-dessus d'un centre stratégique, la création d'un écho radar artificiel leurrant les radars et d'éventuels missiles est une bonne parade?
Jean-Charles DUBOC estime, à l'heure actuelle, qu'il y a plusieurs hypothèses pour expliquer l?observation du 28 janvier 1994 :
La première de ces hypothèse est que cette observation est une démonstration de puissance technologique d'une civilisation extraterrestre qui désire se montrer officiellement, en plein jour, au-dessus d'une capitale de la planète.
La deuxième hypothèse est que l'observation est celle d'un appareil américain? En effet, la récupération d'OVNI par les Américains à Roswell est maintenant une certitude, et des sauts technologiques extrêmement importants auraient pu être fait?
La troisième hypothèse est que cette démonstration de puissance technologique ait été réalisée par une CIVILISATION EXTRATERRESTRE EN COLLABORATION AVEC LES AMÉRICAINS. Cette hypothèse, très hardie, retient un partenariat E.T. / USA dans le domaine du déplacement spatial?
La quatrième hypothèse développée par Jean-charles DUBOC, est que cet objet soit ni terrestre, ni extraterrestre, mais autre chose? Et dans les différentes possibilités, il y a celle d'un objet terrestre venant de notre futur? Voici une idée de déroulement des opérations, attention ce n'est qu'une idée, qui reprends les divers éléments de l'observation mais qui ne représente ni l'avis du témoin, ni une réalité certaine
La position de l'objet en début d'observation visuelle correspond à une description bien connue d'un objet qui est en train de s'immobiliser. L'inclinaison à 45 degrés de ce dernier qui ensuite descend en position horizontale a été déjà décrite. L'objet est ensuite resté immobile pendant environ une minute puis a disparu ensuite progressivement. Cette dernière façon de disparaître semble être la mise en place d'un système d'invisibilité visuelle. L'objet alors invisible peut tout à loisir surveiller son objectif soit le centre de commandement nucléaire de Taverny. Entre l'arrêt et la mise en place de ce système l'objet reste pendant deux minutes visible et donc devient une cible potentielle, il crée alors un écho radar fantôme vers un appareil classique pour leurrer un hypothétique système de défense sol-air. Attention tout ceci n'est qu'une hypothèse élaborée à partir des données en notre possession sur cette double observation et les techniques envisageables en fonction des découvertes de la science.
Ancien lieutenant-colonel de l'armée de l'Air, Jean-Pierre Fartek (F) est, au moment des faits, pilote de Mirage III au sein de la 2ème escadre de chasse de Dijon. Aujourd'hui F est pilote dans une compagnie privée. F habitait, et habite toujours, dans le même village à proximité de Dijon. Sa maison est située au bout d'un lotissement donnant sur les champs.
A environ 250 m se trouve un bouquet d'arbres d'une hauteur moyenne de 15 m au maximum. Le 9 décembre 1979 vers 9 h 15 du matin, F et sa femme observent un objet insolite (appelé M par la suite) dans le champ avoisinant leur maison ; la météo et la visibilité sont excellentes. M, dont ils estiment les dimensions à 20 m de diamètre sur 7 m d'épaisseur, est en vol stationnaire à 3 m de hauteur environ devant le bouquet d'arbres qu'il masque en partie. En parfaite concordance avec sa femme, le témoin F le décrit comme :
ayant la forme de deux soucoupes superposées aux contours très nets, renversées l'une sur l'autre, ne présentant ni hublots ni lumières,
étant de couleur gris métallique sur la partie supérieure, et plus foncée (bleutée) sur la partie inférieure, avec une séparation parfaitement délimitée entre le dessus et le dessous de l'engin. Cette différence de couleur ne pouvait pas être due à une différence d'éclairage, compte tenu de la position du soleil,
animé de façon permanente de très légères oscillations, dont la fréquence n'était pas très rapide, comme quelque chose recherchant l'équilibre,
ne faisant aucun bruit,
ne causant aucune turbulence au sol ni lors du vol stationnaire, ni au moment du départ,
n'ayant laissé aucune trace sur le sol.
Après un temps d'observation qu'il apprécie difficilement, F voit M osciller plus fortement, il a l'impression que M s'incline un peu vers l'avant (comme le fait un hélicoptère après le décollage en début de translation horizontale). F voit M partir à l'horizontale, à très basse altitude, sans bruit, sans laisser de traînée, à très forte vitesse et disparaître à l'horizon en quelques secondes. F a témoigné à la gendarmerie de l'Air de la base aérienne de Dijon. Il croit savoir que d'autres personnes ont observé le phénomène sans oser aller témoigner, notamment ses voisins et leurs enfants qui auraient fait la même observation. Cette observation, d'un pilote professionnellement bien averti des phénomènes aéronautiques, n'a jamais reçu d'explication.
3.3 Un cas à témoins multiples dans une base de missiles russe (28-29 juillet 1989) En tête des rapports d'OVNI déclassifiés par le KGB en 1991, figure un dossier relatif à une base de missiles de l'armée, près de Kapustin Yar, dans la région d'Astrakhan, dont il est fait état dans l'ouvrage de Marie Galbraith (cf chapitre 9. 1). Le public anglophone en a eu connaissance par la revue moscovite AURA-Z de mars 1993. Des militaires, appartenant à deux centres de la base, ont fait des dépositions manuscrites sur leurs observations visuelles, réalisées dans de bonnes conditions de visibilité. Le dossier, incomplet, ne traite pas de détections radar éventuelles. Il débute par un bref résumé du cas, dont l'auteur était un officier anonyme du KGB, suivi de la relation de sept témoignages manuscrits :
- Cinq témoignages, provenant du premier centre, sont le fait du lieutenant Klimenko, de deux caporaux et de deux soldats. Dans la nuit du 28 au 29 juillet, ces militaires ont observé des OVNI, entre 22 h 15 et 23 h 55, à une distance de 3 à 5 km. Jusqu'à trois objets ont été vus simultanément. Un objet a exécuté, en silence, des déplacements saccadés, avec des départs et des arrêts très brusques, et des périodes d'immobilité. Tous les témoins ont vu un avion de chasse tenter de s'approcher d'un OVNI, et celui-ci s'échapper à une vitesse fulgurante, 'donnant 1'impression que l'avion faisait du surplace' Seul le bruit de l'avion a été entendu, alors que l'OVNI devait avoir atteint une vitesse supersonique.
- Deux autres témoignages, émanant d'un centre voisin du premier, concernent l'observation d'un OVNI, de 23 h 30 à 1 h 30, à une distance allant de quelques kilomètres à 300 m. Celui-ci a été décrit par le sous-lieutenant Volochine comme un disque de 4-5 m de diamètre, surmonté d'une coupole hémisphérique brillamment éclairée. Le sous-lieutenant a joint à sa déposition un croquis de la soucoupe. Celle-ci se déplaçait parfois brusquement, mais sans bruit, et parfois restait immobile à 20-60 m audessus du sol. En compagnie du soldat Tichaev, Volochine l'a vue, émettant une lumière verte phosphorescente, immobile à 300 m d'eux et à quelque 20 m au-dessus d'un dépôt de missiles; elle a éclairé ce dépôt par un faisceau de lumière mobile pendant quelques secondes.
Dans un rapport, cohérent avec celui de son supérieur, le soldat Tichaev insistait sur l'absence de bruit provoqué par l'objet, même à courte distance, ce qui empêchait de le confondre avec un hélicoptère. Les deux témoins, rejoints après un temps par l'équipe de garde, avaient assisté, durant deux heures, aux évolutions de l'objet au-dessus ducentre et de ses abords.
Giraud / Abraham (Mirage IV)
Ce soir-là, commandant au sein de l'escadron de bombardement Arbois, je viens d'effectuer un exercice de nuit à bord d'un bombardier Mirage IV avec mon navigateur, le capitaine Jean-Paul Abraham. On rentre sur Luxeuil à 9750 m d'altitude et à environ 1000 km/h. Nous sommes à la verticale de Chaumont quand une lueur arrive sur notre droite.
Elle est identique au phare de reconnaissance d'un chasseur Mirage III. Le contrôleur radar de Contrexéville dort-il? L'objet continue de s'approcher, au même niveau que nous... Pas normal, il devrait rester en-dessous. Je préviens le contrôleur au sol, mais il me dit qu'il n'y a absolument rien. Et ça se rapproche... Ce n'est pas un avion, ce n'est pas un missile. Je commence doucement à évoluer à droite. Et il reste à l'intérieur de mon virage, collé à ma trajectoire. Aussitôt, je vire sec. Cet objet est en train de nous "bouffer" carrément à moins de 1 km en secteur arrière comme lors d'une passe de tir! Il vole beaucoup plus vite que moi...
Et ça va durer ainsi 40 s! Je ne peux absolument rien faire... Je ralentis mon virage, et ce truc part à une vitesse inouïe! 30 s après avoir repris le cap sur la base, je dis à mon navigateur : "Fais attention, ça revient!..." Je sens qu'on m'observe! Je vire très sec à droite dès le départ, après avoir mis les réacteurs à fond. L'objet nous refait le même cinéma. Et là, il arrive très près. J'ai une impression de forme et de masse imposante derrière, beaucoup plus grosse que mon Mirage. Jean-Paul tente de prendre des photos. Je renverse légèrement et la lumière repart vers l'ouest avec une accélération phénoménale, en produisant une espèce de traînée... Quand on s'est posés à Luxeuil, on était sonnés..."
Gendarmerie nationale : Gendarmerie de l'Air et de la F.A. TAC - 1° R.A.
Unité: Brigade de ... (Vosges).
Nous soussignés : maréchal des logis-chef B. J. et gendarme C. J.-M., de la brigade gendarmerie de l'Air de la base aérienne 902 de ... (Vosges), rapportons les opérations suivantes que nous avons effectuées agissant en uniforme et conformément aux ordres de nos chefs : le 8 mars 1977, à 10 heures, nous sommes avisés téléphoniquement par le « Bureau renseignements » du Centre de détection et de contrôle (CDC) 05/902 de la B.A. 902 à C... (Vosges), que le 7 mars 1977, l'équipage d'un Mirage IV de la B.A. 116 de Luxeuil (Haute-Saône), a constaté la présence d'une source lumineuse très intense alors qu'il était en vol à haute altitude sur un axe Dijon-Chaumont.
Le Mirage IV appartient à l'escadron de la base de ... Il est piloté par le commandant G. R. Le navigateur est le capitaine A. J.-P., tous deux de la base de ...
Au sol, cet appareil est pris en compte par le sergent-chef P. M., du CDC 05/902 de la B.A. 902 à ... (Vosges). Le sergent-chef P. suit l'appareil au scope radar.
Ce jour, 7 mars 1977 à 20 h 27, heure locale alors qu'il vole à une altitude de 32 000 pieds, l'équipage aperçoit à plusieurs reprises une lueur de la puissance d'un flash dans ses trois heures. Cette lueur se trouve à la même altitude que le Mirage IV et se dirige sur ce dernier. L'appareil vole sur un axe en direction du nord-nord-est. La lueur arrive sur la droite, venant du sud-est.
Croyant qu'il s'agit d'un autre avion qui fait une « passe de tir » sur lui, le pilote prend contact radio avec le contrôleur au sol pour identification. Le contrôleur répond au pilote qu'il est seul dans le secteur et qu'au scope radar, il n'y a rien qui corresponde à ses dires.
Voyant cette lueur, d'un diamètre apparent de cinq fois Vénus, arriver sur l'appareil, le pilote a obliqué vers la droite, puis la trajectoire de la lueur a disparu sur sa gauche en direction de l'ouest.
Quelques minutes plus tard, le même phénomène s'est reproduit, toujours sur le côté droit de l'avion qui avait repris son cap nord-est. Après accord avec le contrôle au sol, le commandant de bord a viré à 360° par la droite et a constaté qu'il était suivi par la lueur pendant quelques instants. Cette lueur a disparu vers l'ouest après quelques instants.
Pendant toutes ces évolutions, le Mirage IV volait à la vitesse de 0,9 point de Mach, et la lueur à 1,5 point de Mach.
Tous les appareils de bord du Mirage IV ont fonctionné durant cette observation, qui a duré de 20 h 27 à 20 h 45, heure locale.
Les conditions météo étaient les suivantes : Nuages : Cirrus - Vent ouest - Lune : levée - Temps étoilé - Localement bancs de brume.
Poursuivant notre enquête, le 8 mars 1977 téléphoniquement, nous demandons à la brigade de gendarmerie de l'air de ... (Haute-Saône) de faire entendre le commandant G. R., pilote du Mirage IV, et le capitaine A. J.-P., navigateur.
Ces déclarations font l'objet du procès-verbal n° 186 en date du 9 mars 1977, qui nous parvient le 12 mars 1977.
Le 13 mars 1977, au Centre de détection et de contrôle 05/902, nous demandons au colonel commandant le CDC la copie de l'enregistrement de la conversation radio entre l'équipage du Mirage IV et le contrôleur au sol à la station radar, ainsi que le plan de vol figurant sur le scope radar au moment de ces apparitions.
Le 24 mars 1977, la copie de l'enregistrement nous parvient. Elle confirme les déclarations des membres de l'équipage du Mirage IV.
Par message n° 119/2. en date du 8 mars 1977 nous avons avisé de ces faits notre commandant de groupement à Metz.
Fait et clos à ..., le 26 mars 1977.
* * *
Gendarmerie de l'Air
Le 10 mars 1977.
Préambule.
Le 9 mars 1977, à 16 heures, agissant pour faire suite au procès-verbal n° 66 du 8 mars 1977 de la brigade de gendarmerie de l'Air de ..., à l'effet de procéder aux auditions du commandant G. R. et du capitaine A. J.-P. sur les faits suivants :
« Observation, au cours d'un vol à bord d'un Mirage IV, d'objets volants non identifiés. »
Enquête.
Le même jour, à l'escadron de bombardement ... entendons :
G. R., 34 ans, commandant dans l'armée de l'Air affecté en qualité de pilote à l'escadron de bombardement ... à la base aérienne de ... , qui nous déclare à 16 h 15 :
« Le lundi 7 mars 1977, à 18 heures, j'ai décollé de la base de ... a bord d'un Mirage IV, pour une mission d’entraînement de nu!t. A bord se trouvait le capitaine A., exerçant les fonctions de navigateur.
« Au retour de mission, à 20 h 45, alors que nous nous trouvions à la position « travers Dijon » au 30 Nautique Naïles, cap direction Chaumont, à 32 000 pieds, nous avons observé par deux fois le phénomène suivant :
« Tout à coup, j'ai vu, sur ma droite, une lueur intense d'un diamètre apparent de celui de cinq fois Vénus. Cette lueur arrivait en notre direction et à la même altitude, donnant l'impression d'être interceptée par un avion phare allumé. Voyant que cette lueur arrivait en secteur arrière de l'avion, j'ai obliqué à droite. Je tiens à préciser qu'avant d'effectuer une manœuvre j'avais contacté l'organisme au sol, le radar de la base de ... Cet organisme m'avait répondu qu'il n'y avait aucun point radar à ma droite, ni à ma gauche.
« Au cours de cette manœuvre, le visuel sur la lueur a été conservé quelques instants, puis, sa trajectoire a disparu côté gauche, direction ouest.
« Deux ou trois minutes après, le même phénomène s'est reproduit. Une lueur de la même dimension est apparue à notre droite et s'est dirigée sur notre appareil. J'ai à nouveau contacté les radars de la base de ... où j'ai obtenu la même réponse, toujours négative : aucun point sur les radars. J'ai également viré à droite et je me suis rendu compte que la lueur me suivait pendant quelques instants, à l'intérieur de ma trajectoire. Puis elle a disparu, toujours en direction de l'ouest. Je précise que cette lueur circulait à une vitesse de l'ordre de 1,5 point de Mach, étant nous-mêmes à 0,9 point de Mach. La radio, le radar de bord et les appareils ont toujours bien fonctionné.
« C'est la première fois que je remarque un phénomène semblable. »
Le 9 mars 1977 à 16 h 45.
* * *
A. J.-P., 30 ans, capitaine dans l'armée de l'Air, affecté en qualité de navigateur à l'escadron de bombardement ... à la base aérienne n° ... à ... , qui nous déclare à 16h50 :
« Le 7 mars 1977 vers 18 heures, j'ai pris place à bord du Mirage IV piloté par le commandant G., pour effectuer une mission d'entraînement. J'ai été témoin des mêmes faits que le commandant. Je confirme ses dires en tout point. Me trouvant placé à l'arrière du poste de pilotage et étant libre de mes mouvements, je n'ai pas perdu des yeux la lueur. A deux reprises, elle est venue en direction de notre appareil et a disparu vers l'ouest. Je ne puis définir la forme de cette lueur, dont la couleur ressemblait à un phare blanc. Elle était d'une grosseur égale à cinq fois Vénus et se déplaçait très vite, sans émettre de rayonnement.
« Au moment de sa disparition, la lueur diminuait rapidement d'intensité, jusqu'à sa perte de vue, comme si elle s'éloignait très vite. »
Le 9 mars 1977, à 17 heures.
* * *
Relevé d'enregistrement des communications radio entre Menthol et Calcaire 341
Date : 7 mars 1977.
Objet : Objet non identifié.
Fréquence :
Menthol : M. - Calcaire 341 : C.
19 h 28' 00"
C. - Menthol radar, menthol radar Calcaire 341.
M. - Calcaire 341, Menthol fort et clair, allez-y.
19 h 28' 10"
C. - Au cap 040 niveau 320, bonnes conditions VMC en direction de kilo L...
M. - Reçu, j'ai contact radar et IFF sur vous, affichez A 37 01.
C. - A 37 01 reçu.
M. - Roger.
19 h 29' 10" .
M. - Calcaire 341, Menthol le terrain est vert, la piste en service 12.
C. - Vert la 12 Roger.
19 h 29' 30"
M. - 341 Menthol liner 9 heures distance 20 nautiques au cap 140. Niveau 330.
C. - 9 heures visuel, plus haut.
19 h 29' 50"
M. - Affirmatif.
19 h 34'
C. - Menthol radar, Menthol radar, Calcaire 341.
M. - Calcaire 341, Menthol radar, 5 à vous.
19 h 34' 40"
C. - Vous n'avez rien dans mes 3 heures pour 20 nautiques.
M. - Affirmatif dans nos 3 heures 25 nautiques, route 330 au trafic 31 000 pieds.
C. - On a quelque chose qui évolue assez rapidement.
M. - Négatif autrement je n'ai rien.
19 h 35'
C. - Dans mes 4 heures maintenant.
M. - Dans vos 4 heures c'est un trafic CAG qui passera derrière vous pour 10 nautiques.
C. - Combien de nautiques ?
M. - Je confirme au radar 25 nautiques.
19 h 35' 30"
M. - Visuel sur aucun trafic; il y a un autre trafic à 22 000 pieds, 10 000 pieds bas dans vos 4 heures nautiques. Trafic tres lent.
19 h 35' 40"
C. - Non, c'est au même niveau que nous, ça brille très fort, s'arrête, ça brille très fort, ça s'arrête.
M. - Dans votre secteur 4 heures.
19 h 35' 45"
C. - Oui, 4 heures, même niveau, 15 nautiques maintenant.
M. - Ah ! J'ai rien qui correspond à ces informations.
C. - Ah!
M. - Pour moi, j'ai juste un avion à 31 000 pieds dans votre secteur 4 heures, distance 18 nautiques maintenant. Il croisera nettement derrière ce trafic!
19 h 36'
C. - Maintenant ça passe à 5 heures là...
M. - Ah non, alors là, je n'ai rien qui correspond à cette position.
C. - Ah bon !
19 h 36' 10"
C. - Ça passe dans nos 6 heures et ça vient sur nous là.
M. - Je n'ai visuel sur rien, vous pouvez décrire ce qui vous suit Mirage IV ?
C. - Vous savez, derrière on n'y voit pas grand-chose en Mirage IV.
19 h 36' 30"
C. - J'évolue un petit moment là ...
M. - Vous voulez faire un virage par la droite Calcaire 341.
C. - Affirmatif, je fais un 360, ça brille de trop.
M. - Reçu.
19 h 36' 50"
M. - Reçu, vous êtes clair pour faire toutes les manœuvres 341.
19 h 37'
C. - (2 mots incompréhensibles) a priori, ça se sépare en 2.
M. - Répétez 341.
19 h 37' 10"
C. - On a perdu son temps, on prend le cap sur ...
M. - Reçu.
19 h 37' 50"
M. - 341 Menthol pour info vous avez un trafic secteur, 1 heure distance 15 nautiques route 290, 350 le niveau.
19 h 38'
C. - Reçu visuel, je vois 2 avions à 1 heure et à 11 heures.
M. - Affirmatif.
C. - Pour descendre lentement vers le niveau 250.
19 h 38' 10"
M.- Affirmatif clair pour descendre lentement vers la FL 250.
19 h 38' 20"
M. - Un autre trafic 10 heures distance 15 nautiques cap 090 23 000 pieds.
C. - Ah ! visuel...
* * *
Observation d'objet volant non identifié
MSG 119/2 du 8 mars 1977
Brigade gendarmerie air C...
Observation objet volant non identifié,
7 mars 1977 vers 20 h 45.
Dijon Chaumont C(Axe.
D/Equipage Mirage IV (Cdt G. R. et Cne A. J.).
Escadron bombardement base aérienne L... constate entre Dijon et Chaumont en direction de l'est, présence source lumineuse intense d'une grosseur de quatre étoiles polaires venant en direction de l'appareil, pilote négocie virage pour identification objet qui disparaît aussitôt.
Après avoir repris son cap, il constate à nouveau présence objet qu'il prend en chasse. Celui-ci disparaît alors à grande vitesse (évaluée à Mach 4).
Au moment des faits, Mirage IV se trouvait à une altitude de 32 000 pieds. Centre détection contrôle n'a constaté sur radar aucune présence d'appareil suspect à proximité Mirage.
8 mars 1977, Brigade G.A.
Jack Krine (Mirage III)
Le 23 septembre 1975 à 23:00, lors d'une mission d'entraînement nocturne avec un autre avion, dans la région de Cambrai, Krine fait une observation répétée 3 fois : J'étais à l'époque capitaine, chef de patrouille instructeur confirmé à l'escadron de chasse "Seine". Vers 22:30, nous décollons de Creil à 2 chasseurs pour une mission d'entraînement-rassemblement radar appelée "Plastron Mimosa".
Un exercice relativement délicat, simulant l'interception de nuit d'un avion sans identification. Je vole sur un Dassault Mirage 3-C et monte à 12 000 m d'altitude vers le secteur nord, dans une zone de travail comprenant Cambrai, Reims et la Belgique. La nuit est très noire mais avec une voûte étoilée extraordinaire. J'arrive à une vitesse subsonique à 28 km à l'arrière de l'autre Mirage, quand soudain, je vois passer entre lui et moi un truc très lumineux ! Ca pourrait être un autocar ou le fuselage d'un avion de ligne d'une quinzaine de m de long, de forme allongée avec de gros hublots bien éclairés de l'intérieur.
Je demande à mon ailier : "Tu vois quelque chose ?" Il me répond non. Je signale au contrôleur radar : "Vous avez quelque chose entre nous ?" "Non, négatif, on n'a rien..." Au moment où j'approche de la chose, elle file et disparaît instantanément. Nous nous éloignons sur 9 km pour un autre virage relatif. Et pouf ! Ca réapparaît... J'ai alors annoncé au pilote de l'autre Mirage : "Tu as un truc dans tes 2 h ! Tu le vois ?" L'autre capitaine répond : "Ouais... Je le vois... C'est drôle, c'est curieux ! On va dessus..." Et hop, ça disparaît encore... On a fait ainsi 4 présentations, et pratiquement à chaque fois, ce truc se trimbale entre nous et dégage. Après 30 mn de vol, nous sommes rentrés en patrouille serrée à Creil sans rien dire. En tous cas, ça ne ressemblait à rien de ce que je pouvais identifier.
Daniel Michau (AL II)
Ce récit remonte à 1973, j'étais un jeune pilote de l'ALAT du 3° GHL. A bord d'une AL II de l'ALAT, j'effectuais un vol entre Rennes Saint Jacques et Caen. J'allais à Caen Carpiquet où se tenait à l'époque, l'école des PEFAT. Cette mission était assez sympathique pour nous. Il était sensiblement 11h00 du matin.
Tout d'un coup, Jean Luc me dit "regardes Daniel, c'est quoi, oh merde..." J'ai tourné la tête et j'ai vu. Nous étions doublés par la droite par un immense dirigeable long comme un paquebot, sans hublots, sans lumières, sans fumées, sans aucunes perturbations instrumentales. Après l'observation, qui a peut-être duré une longue seconde (mais une seconde c'est long tout de même), j'ai contacté en VHF la tour de contrôle de Caen en indiquant que nous venions d'être doublés par une sorte d'immense dirigeable silencieux. Le contrôleur me répondit qu'ils avaient vu un écho traverser le radar du nord au sud à très grande vitesse.
Vous dire que c'était un OVNI au sens extraterrestre, je ne sais pas; en revanche, c'était gris terne, mesurait à l'estime au moins 200 à 300m de long, avait une épaisseur circonférentielle très importante, ne faisait pas de bruit, n'avait pas de bouchins vifs comme un dirigeable, était assez pointu à l'avant et je crois à l'arrière. Je ne veux pas dire que l'arrière était différent de l'avant mais que, après nous avoir doublés, la vue arrière a permis d'apprécier la véritable très grande dimension de ce "dirigeable". Nous avons eu le temps de l'observer peu de temps mais suffisamment l'un et l'autre pour estimer ses immenses dimensions et sa forme générale.
Certains amis m'ont demandé si nous n'exagérions pas les dimensions et ma réponse est non. J'ai encore en mémoire l'image de la vision arrière, la disparition en éloignement de ce grand cercle plein gris sale, qui est passé d'une hauteur de plusieurs étages à un point avant de disparaître. Le plus incroyable est que nous n'avons pas eu peur sur le moment. Par la suite, avec mon mécano, nous étions un peu tendus. Il n'y avait ni pluie, ni brouillard, nous n'étions pas à proximité d'une base militaire, simplement au-dessus de la campagne.
Je précise que rien n'a été modifié à bord et que Jean Luc et moi-même avons bien vu ce que je décris. Nous en avons parlé bien souvent par la suite entre nous. Bien évidemment nous n'avions ni bu, ni consommé d'alcool, encore moins de drogues qui n'existaient pas à ce moment-là, surtout dans l'Armée. Je n'ai rien à vendre ni à proposer, je ne recherche aucun effet d'annonce. Mes propos sont véridiques , incroyables je le sais mais véridiques...
Daniel Michau