0240 - Miracles Eucharistiques
Analyse Hématologique et Histologique des Miracles Eucharistiques : Le Groupe Sanguin AB et les Perspectives Scientifiques (VIIIe au XXIe Siècle)
Introduction
L'étude des miracles eucharistiques (EMs) constitue un domaine d'investigation unique à la croisée de la foi, de l'histoire, et de la science médico-légale. Selon la doctrine catholique de la Transsubstantiation, lors de la messe, le pain et le vin sont transformés en la substance même du Corps et du Sang du Christ, tout en conservant les apparences (ou accidents) du pain et du vin. Les EMs sont des événements rares où cette transformation devient physiquement manifestée par l'apparition de chair et de sang observables.
Depuis les années 1970, un corpus croissant d'analyses scientifiques a été appliqué à ces reliques, qu'elles soient anciennes (comme Lanciano) ou modernes (comme Buenos Aires et Tixtla), dans le but d'en déterminer l'origine, la composition et l'état de conservation. L'investigation cherche à fournir une analyse objective en utilisant les outils de l'histologie, de l'hématologie, et de la génétique.
Le constat le plus frappant et le plus cohérent issu de ces analyses concerne l'identification du groupe sanguin présent dans le sang transformé. La majorité des cas examinés convergent vers un marqueur sérologique unique : le groupe sanguin AB. Ce rapport propose une analyse approfondie des preuves hématologiques et histologiques, évalue leur convergence avec d'autres reliques majeures de la Chrétienté, et soumet ces découvertes à une discussion critique rigoureuse, essentielle à toute démarche scientifique.
I. Identification du Marqueur Hématologique : Le Groupe Sanguin AB (Système ABO)
L'étude des substances rouges trouvées sur les hosties transformées a systématiquement révélé l'existence de sang d'origine humaine. La caractérisation de ce sang selon le système ABO a produit un résultat d'une remarquable uniformité à travers le temps et la géographie.
1.1. La Convergence Sérologique : Le Groupe AB
Des tests hématologiques approfondis, souvent réalisés par des experts en médecine légale, ont permis de déterminer le groupe sanguin des échantillons de sang ou de tissus.
Ce marqueur est le groupe AB.
Cette convergence est observée dans plusieurs des cas les plus célèbres et les plus étudiés:
Lanciano (c. 750) : Les examens biomédicaux menés en 1971 par le Professeur Odoardo Linoli ont conclu que le sang coagulé était du sang humain de groupe sanguin AB. Il est important de noter que son rapport a également fait état d'une répartition des protéines dans ce sang identique à celle du sang frais normal, soulevant des questions sur son état de conservation.
Buenos Aires (1996) : L'analyse de l'échantillon prélevé sur l'hostie transformée a également identifié du sang humain de type AB.
Tixtla, Mexique (2006) : L'enquête scientifique menée entre 2009 et 2012 a révélé que la substance rougeâtre était du sang humain contenant de l'hémoglobine et de l'ADN, et le groupe sanguin identifié était le groupe AB.
Bolsena (XIIIe siècle, analysé dans les années 1990) et Finca Betania, Venezuela (1991) : Ces cas ont également produit des résultats indiquant le groupe sanguin AB.
L'identification récurrente du groupe AB sert de signature sérologique unificatrice pour ces phénomènes.
1.2. Analyse de la Rareté et Contextualisation Géographique du Groupe AB
Le groupe sanguin AB est le moins commun des quatre groupes principaux (A, B, O, AB) dans le système ABO. Ce groupe ne concerne qu'environ 3,2% de la population mondiale. Cette rareté confère une dimension statistique significative à la constance des résultats.
Le fait que des échantillons provenant de sites et d'époques aussi variés convergent vers ce groupe minoritaire est interprété par les investigateurs comme un facteur rendant l'hypothèse d'une fraude "très peu plausible". L'argument biomédical développé est que si une fraude avait été commise accidentellement ou délibérément à travers l'histoire, il serait statistiquement plus probable que les contrefacteurs utilisent du sang des groupes A ou O, bien plus répandus.
De plus, l'analyse des données démographiques historiques et géographiques enrichit la portée de cette découverte. Le groupe AB était « pratiquement inexistant » dans la population européenne médiévale. Or, le miracle de Lanciano date du VIIIe siècle en Italie. En revanche, le groupe AB a toujours été « très répandu au Proche-Orient », notamment dans le nord de la Palestine, la région où vécut le Christ historique. La coïncidence entre la rareté globale, la faible prévalence médiévale en Europe et la forte concentration au Proche-Orient permet de tisser une chaîne de déduction narrative forte : le marqueur biologique devient un indice géographique et chronologique potentiel. La convergence du groupe sanguin rare AB est ainsi utilisée pour suggérer une origine commune et cohérente, transcendant les siècles et les continents.
Il est également pertinent de noter que le groupe sanguin de Tixtla a été rapporté comme étant de type AB, Rhésus négatif. Le facteur Rhésus négatif (Rh-) est lui aussi minoritaire. Si cette qualification (AB Rh-) était confirmée de manière cohérente dans un corpus d'études validées, la probabilité statistique d'une contamination accidentelle ou d'une fraude intentionnelle chuterait encore plus drastiquement. L'incohérence ou l'omission de la qualification Rhésus dans la majorité des publications disponibles représente toutefois une lacune méthodologique qui limite pour l'instant la pleine exploitation de cet argument statistique.
II. L'Analyse Histologique Détaillée : Tissu Musculaire Cardiaque
Au-delà de l'identification du groupe sanguin, les analyses histologiques (l'étude microscopique des tissus) ont révélé une spécificité anatomique remarquable du matériel transformé.
2.1. Identification Anatomique Spécifique (Myocarde)
Dans la plupart des cas où l'hostie s'est transformée en « chair », le tissu a été identifié comme étant du tissu musculaire strié humain du myocarde, c'est-à-dire le muscle du cœur.
L'analyse est allée jusqu'à identifier la localisation précise de ce tissu au sein de l'organe. Par exemple, le matériel analysé du miracle de Buenos Aires (1996) s'est avéré être un fragment de muscle cardiaque typiquement trouvé dans la paroi du ventricule gauche du cœur, à proximité des valves.
Cette identification anatomique est significative, car le ventricule gauche est la chambre du cœur la plus critique et la plus puissante. Sa fonction est de pomper le sang oxygéné vers le reste du corps, le connectant à la quasi-totalité des systèmes organiques. Le choix anatomique d'un fragment de ce muscle, s'il était volontaire, possèderait une forte résonance symbolique.
De même, l'examen de Lanciano par Linoli a confirmé qu'il s'agissait de tissu musculaire strié du myocarde, provenant du ventricule gauche. Les examens histologiques ont même pu identifier des structures fines telles que des artères, des veines et des branches du nerf vague.
2.2. Preuves de l'État de Stress Agonisant
Les examens histologiques ont également mis en évidence que ce tissu cardiaque provenait d'un sujet ayant subi une détresse physique extrême au moment de sa mort.
Le fragment de Buenos Aires (1996), analysé par le docteur Frederick Thomas Zugibe de l'Université de Columbia, a confirmé qu'il s'agissait d'un muscle cardiaque soumis à un stress aigu. Le Dr. Zugibe a décrit l'état du tissu comme s'il avait été prélevé sur une personne qui « avait été violemment frappée à la poitrine ».
Une observation similaire a été faite dans le cas du miracle de Sokółka (2008), où les histopathologistes ont conclu que l'échantillon était du myocarde provenant d'une personne vivante qui était proche de la mort (c'est-à-dire en état d'agonie). Pour le cas de Legnica (2013), l'analyse a conclu à un fragment de muscle strié très similaire au myocarde, avec des altérations qui « apparaissent souvent pendant l'agonie ».
Cette convergence sur l'identification d'un tissu cardiaque provenant d'un corps ayant subi une souffrance extrême (un état agonique) dans des événements survenus à différentes époques et sur différents continents (Argentine, Pologne, Italie) constitue un argument qualitatif puissant. Elle est utilisée pour suggérer que le tissu n'est pas un fragment aléatoire de chair humaine, mais une manifestation biologique associée à la Passion du Christ.
2.3. L'Anomalie de la "Fraîcheur" et de la Viabilité
L'un des aspects les plus singuliers des analyses est l'état de conservation exceptionnel du matériel biologique.
Dans le cas de Lanciano, vieux de plus de treize siècles, le Professeur Linoli a constaté que le sang et la chair étaient dans un état étonnamment frais. Le sang ne contenait « aucune trace de produits de conservation » , et la chair a « réagi rapidement à toutes les réactions cliniques distinctives des êtres vivants ». Un tel état de conservation, sans les marques d'embaumement ou de mummification, contredit les lois naturelles de la décomposition post-mortem, qui devraient rendre le tissu inerte et dégradé après une telle durée.
Dans les cas récents, l'anomalie de la conservation est également présente. Pour le miracle de Tixtla (2006), l'analyse microscopique a révélé que la couche intérieure du sang était trouvée fraîche, et que des cellules sanguines complexes et fragiles, telles que des globules blancs et des macrophages, étaient toujours intactes. Ce phénomène est jugé statistiquement invraisemblable si l'on considère la rapidité de la décomposition cellulaire après la mort, même après seulement quelques années.
Cette persistance d'un tissu viable ou "frais" après une longue période de temps, en dépit des agents atmosphériques et biochimiques , est la pierre angulaire des affirmations de l'intervention miraculeuse, car elle défie les connaissances biologiques courantes.
III. Études de Cas Comparatives et Données ADN
Afin de mieux appréhender la cohérence de ces découvertes, une revue des cas majeurs et des limites analytiques, notamment concernant l'ADN, est nécessaire.
3.1. Le Phénomène Ancien : Lanciano, Italie (c. 750)
Le miracle de Lanciano, qui aurait eu lieu vers 750, est un point de référence essentiel. L'examen de 1971 par le Prof. Linoli est souvent cité comme la première démonstration scientifique moderne des propriétés des miracles eucharistiques.
Les résultats d'analyse ont établi la présence de sang humain de groupe AB et de tissu musculaire strié du myocarde, tel que détaillé précédemment. Cependant, il est impératif de souligner une limitation méthodologique cruciale : le compte rendu de Linoli (1971), bien que détaillé, n'a jamais été publié dans un journal scientifique revu par des pairs (peer-reviewed). Cela signifie que la méthodologie et l'interprétation des résultats n'ont pas été soumises à un examen critique et indépendant par la communauté scientifique mondiale, ce qui est la norme pour l'établissement de faits médico-légaux.
3.2. Les Études du Nouveau Monde : Buenos Aires (1996) et Tixtla (2006)
Les cas récents ont permis d'appliquer des techniques plus sophistiquées. Les analyses du miracle de Buenos Aires (1996) et de Tixtla (2006) ont réaffirmé la constance du groupe AB et du tissu cardiaque stressé. Cependant, ces enquêtes ont mis en lumière un paradoxe scientifique majeur concernant l'acide désoxyribonucléique (ADN).
Dans les deux cas (Buenos Aires et Tixtla), les scientifiques ont confirmé la présence de restes d'ADN humain dans les échantillons de tissus et de sang. Or, malgré la détection de l'ADN et le fait que les échantillons de Tixtla étaient décrits comme contenant des tissus "frais" (viable) au moment de l'analyse, les tentatives d'obtenir un profil ADN amplifiable complet ont échoué de manière constante.
Cette défaillance dans l'amplification de l'ADN est jugée "scientifiquement déroutante". Dans le contexte de la criminalistique moderne, la détection d'ADN dans un tissu humain viable devrait inévitablement mener à l'identification d'un profil génétique. L'incapacité à identifier ce profil oblige les chercheurs à émettre des hypothèses sortant du cadre strictement scientifique. Par exemple, certains commentateurs ont suggéré que l'échec de l'amplification pourrait être lié à l'absence de père humain pour le Christ, ce qui pourrait interférer avec le processus d'établissement d'un profil ADN standard.
3.3. Le Cas Sokółka (Pologne, 2008) et Legnica (Pologne, 2013)
Les miracles polonais de Sokółka et de Legnica partagent la même signature histologique que les autres cas, insistant sur le tissu de myocarde d'une personne proche de la mort.
Dans le cas de Sokółka, les Drs. Maria Sobaniec-Lotowska et Stanislaw Sulkowski ont conclu que les fibres musculaires cardiaques étaient "entrelacées" avec celles du pain de l'hostie. Cette observation suggère que le phénomène ne s'est pas résumé à l'ajout d'un corps étranger (du sang ou de la chair) mais bien à une transformation structurelle du pain lui-même. La transformation a été jugée impossible à recréer artificiellement, même avec des techniques avancées.
Il est essentiel de noter que dans les cas de Sokółka et Legnica, l'article de recherche disponible n'indique pas qu'une analyse de groupe sanguin ait été effectuée ou publiée. Ainsi, si la signature histologique (myocarde stressé) est cohérente, la signature hématologique AB n'a pas été confirmée publiquement pour ces cas précis.
La synthèse de ces données met en évidence une double cohérence (AB et myocarde) pour les cas où le sang a été analysé, tout en signalant des lacunes méthodologiques récurrentes (ADN non amplifiable, manque de peer review).
IV. Convergence des Données : Miracles Eucharistiques et Reliques de la Passion
L'importance de l'identification du groupe sanguin AB dans les miracles eucharistiques s'accroît considérablement lorsque ces données sont comparées à celles obtenues à partir des reliques les plus célèbres associées à la Passion du Christ. La cohérence des résultats biomédicaux crée un argument statistique majeur en faveur d'une source biologique commune.
4.1. Le Linceul de Turin (Holy Shroud)
Le Linceul de Turin, révéré comme le linceul funéraire dans lequel le corps de Jésus a été enveloppé après la crucifixion, a fait l'objet de nombreuses analyses scientifiques depuis les années 1970.
L'identification hématologique du sang observé sur le Linceul a déterminé qu'il appartenait au groupe sanguin AB. Cette correspondance est fondamentale, car elle lie par un marqueur biologique unique les tissus transformés dans le cadre d'un miracle (l'Eucharistie) à l'événement fondateur de la foi chrétienne (la Passion et la Résurrection).
4.2. Le Suaire d'Oviedo (Sudarium)
Le Suaire d'Oviedo est un tissu mentionné dans l'Évangile de Jean (Ch. 20, vs. 6-7), que l'on croit être le linge utilisé pour couvrir le visage de Jésus après sa mort.
Des études indépendantes ont confirmé que le sang présent sur le Suaire d'Oviedo est également de groupe sanguin AB.
De plus, l'analyse médico-légale de ces deux reliques a établi une congruence remarquable. Des taches de sang sur le Linceul et le Suaire d'Oviedo s'alignent exactement, ce qui amène les scientifiques légistes à conclure que les deux tissus ont enveloppé la tête du même corps. Cette double preuve (congruence géométrique des taches et identité du groupe sanguin AB) est considérée comme une coïncidence improbable par les promoteurs de ces études.
4.3. La Tunique d'Argenteuil et la Synthèse de la Convergence
D'autres reliques, comme la Tunique d'Argenteuil, sont également mentionnées comme portant du sang de groupe AB.
La constance de l'identification du groupe sanguin AB à travers un corpus de reliques hétérogènes—incluant des tissus anciens (Linceul, Suaire d'Oviedo) et des phénomènes modernes (Miracles Eucharistiques de Lanciano, Buenos Aires, Tixtla)—crée un puissant ensemble de preuves interconnectées. Cette identification cohérente du groupe AB, statistiquement rare, devient le seul marqueur biologique unifiant tout le matériel présumé lié au Christ.
L'analyse de cette convergence dépasse la simple question du groupe sanguin pour s'orienter vers la justification du tissu : pourquoi le sang d'un corps crucifié (sur les linceuls) correspond-il au sang du myocarde du ventricule gauche stressé transformé dans l'Eucharistie? La réponse à cette question se situe dans la théologie de la Transsubstantiation, qui affirme la présence réelle du Christ dans l'état de son corps de Passion et de Résurrection. Le groupe AB est ainsi perçu comme la signature biologique unique d'une entité constante, manifestée à travers différentes époques et contextes sacramentels ou historiques.
V. Discussion Critique et Controverses Scientifiques
Malgré la cohérence des résultats sérologiques et histologiques, l'étude des miracles eucharistiques et des reliques associées est soumise à d'importantes controverses méthodologiques dans la communauté scientifique générale. Une analyse rigoureuse ne peut ignorer ces limites.
5.1. Le Problème de la Validation Scientifique (Peer Review)
L'obstacle principal à l'acceptation des conclusions des analyses de Lanciano, des EMs modernes, et des reliques de la Passion, réside dans la voie de diffusion des résultats. Les chercheurs critiques soulignent que la plupart des découvertes sur le groupe sanguin AB, la nature du myocarde, et l'état de fraîcheur, n'ont jamais été publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture (peer-reviewed).
Ce manquement est fondamental dans le processus scientifique moderne. L'absence de publication académique signifie que la méthodologie utilisée (prélèvement, transport, techniques d'analyse, interprétation statistique) n'a pas été soumise à un examen critique indépendant par des experts neutres du domaine. En l'absence de ce processus, les conclusions, aussi frappantes soient-elles, reposent fortement sur « le témoignage des enquêteurs et des journalistes » dont les choix méthodologiques peuvent rester inexpliqués.
L'impossibilité de reproduire de manière indépendante les conditions des analyses, souvent dues à la rareté et au caractère sacré des échantillons, maintient ces résultats en marge du corpus des faits biomédicaux incontestables.
5.2. Les Hypothèses Alternées d'Origine Biologique
Pour les miracles eucharistiques anciens, des explications alternatives naturelles ont été avancées. L'hypothèse la plus courante est la contamination bactériologique par Serratia marcescens.
Cette bactérie, découverte en 1819, produit un pigment rouge vif appelé prodigiosine, qui peut donner l'apparence de sang sur les hosties. Cette explication est souvent évoquée pour le miracle de Bolsena (XIIIe siècle) et d'autres phénomènes médiévaux. Il est vrai que des champignons comme Epicoccum peuvent également produire des taches rougeâtres.
Toutefois, cette explication est largement contredite par les analyses modernes. Les études sur Lanciano, Buenos Aires, et Tixtla, ont détecté des marqueurs biologiques complexes comme l'hémoglobine humaine, des protéines sanguines spécifiques, des cellules intactes (globules blancs, macrophages), et de l'ADN. La détection de ces éléments va bien au-delà de la simple pigmentation par une bactérie ou un champignon. En outre, des tests sur la relique de Bolsena elle-même (restaurée en 2015) ont identifié des dépôts de sang véritable (plasma et sérum).
Le débat scientifique passe ainsi de l'explication d'une simple couleur rouge à la nécessité d'expliquer l'apparition d'un tissu cardiaque humain, identifiable comme myocarde du ventricule gauche, et appartenant au groupe sanguin AB.
5.3. Le Statut Actuel des Preuves
Le paradoxe de la recherche sur les miracles eucharistiques et les reliques de la Passion réside dans l'écart entre la cohérence qualitative des données et leur validation formelle. La convergence répétée vers le groupe AB et le myocarde stressé est statistiquement et anatomiquement frappante. Le fait qu'un tissu cardiaque précis, provenant d'un état agonique, se manifeste de manière répétée et indépendante rend le scénario d'une fraude organisée sophistiquée beaucoup plus complexe.
Néanmoins, l'absence de traçabilité médico-légale standard (le paradoxe de l'ADN non amplifiable et l'absence de peer review) maintient ces conclusions dans la catégorie des données non confirmées selon les standards académiques les plus stricts. L'analyse experte doit donc conclure que les données sont qualitativement très suggestives, mais méthodologiquement insuffisantes pour être intégrées au consensus scientifique général sans une validation indépendante et reproductible.
Conclusion
L'enquête scientifique sur les miracles eucharistiques depuis les années 1970 révèle une convergence biomédicale notable et cohérente à travers plusieurs cas majeurs, anciens et modernes.
Le marqueur hématologique identifié de manière récurrente dans les échantillons de sang provenant des miracles eucharistiques (notamment Lanciano, Buenos Aires, Tixtla, Bolsena, et Finca Betania) est le groupe sanguin AB.
De plus, l'analyse histologique caractérise le tissu transformé comme étant du myocarde humain (muscle cardiaque), souvent localisé dans le ventricule gauche et présentant des altérations typiques d'un stress aigu ou d'un état agonique.
La portée de cette identification est triplement significative :
Rareté statistique : Le groupe AB, ne représentant qu'une faible minorité de la population mondiale , confère une improbabilité statistique à une coïncidence ou une fraude accidentelle.
Contexte géographique : La prévalence du groupe AB au Proche-Orient par rapport à l'Europe médiévale est utilisée pour suggérer une origine compatible avec la figure historique du Christ.
Convergence des reliques : Cette signature AB n'est pas limitée aux seuls miracles eucharistiques, mais se retrouve sur le Linceul de Turin, le Suaire d'Oviedo et la Tunique d'Argenteuil, établissant une signature biologique unique à travers un corpus de reliques majeures.
En dépit de ces constats biomédicaux remarquablement cohérents, le statut scientifique de ces résultats reste ambigu. Le manque chronique de publication dans des revues à comité de lecture et le paradoxe médico-légal de l'ADN non amplifiable dans des échantillons réputés frais constituent des lacunes méthodologiques majeures.
Néanmoins, les avancées futures en génétique médico-légale, notamment les techniques de séquençage capables d'analyser l'ADN dégradé ou ancien (techniques aDNA), pourraient potentiellement permettre de contourner les difficultés d'amplification rencontrées jusqu'à présent. Si un profil génétique amplifiable et reproductible pouvait être obtenu à partir de ce matériel, cela apporterait une preuve médico-légale plus définitive, transcendant l'argument sérologique actuel et approfondissant la compréhension de ces phénomènes organiques.
Le 7 novembre 1999, dans la basilique souterraine St Pie X à Lourdes, à l'occasion de l'Assemblée plénière des Evêques de France, une messe solennelle fut présidée par le Cardinal Louis-Marie Billé, archevêque de Lyon, concélébrée entre autres par le Cardinal Jean-Marie Lustiger (archevêque de Paris, à la droite du Cardinal Billé), par plusieurs dizaines d'évêques et de prêtres et l'ensemble des supérieurs de monastères trappistes dans le monde (le Supérieur général étant à la gauche du Cardinal Billé,cf. vidéo ci-dessous).
Pendant l'offertoire, le célébrant avait placé sur l'autel deux hosties beaucoup plus grandes que les autres, destinées à être partagées entre les nombreux concélébrants autour de l'autel. Grâces aux différentes caméras, on aperçoit clairement les deux hosties posées l'une sur l'autre, formant un corps unique, de sorte que l'on ne remarque pas qu'il y en a deux. Elles sont posées sur la patène et y adhèrent parfaitement.
Au moment de l’épiclèse, c'est-à-dire lorsque les prêtres étendent les mains en invoquant l'Esprit Saint (prière adressée à Dieu le Père pour que l’Esprit Saint descende sur les offrandes du pain et du vin pour qu’elles deviennent le Corps le Sang du Christ), il se produit quelque chose d’extraordinaire: lorsque les concélébrants prononcent les paroles: “en répandant sur elles ton Esprit”, l'hostie supérieure se détache de celle de dessous en se soulevant. Le mouvement est impressionnant : l'hostie s'élève comme mue par un ressort et après trois ou quatre oscillations dans l'air, celle-ci prend une position fixe, horizontale, à environ 2 centimètres au-dessus de l'autre. Le phénomène dure tout au long de la prière eucharistique, l'hostie demeurant en lévitation.
Le Cardinal Billé semble imperturbable devant le phénomène... bien "obligé" de poursuivre la célébration de la messe en son moment central et alors que des dizaines de prêtres et évêques chantent avec lui la prière eucharistique.
Les images ont été filmées en 7 séquences (angles de vue différents) par l'équipe du "Jour du Seigneur" sur France 2, et le prodige constaté en direct par des millions de télespectateurs. Il se trouve que les images télévisées sont riches en gros plans au point de pouvoir apercevoir nettement la couleur du vêtement des concélébrants entre les deux hosties.
“Le jour du Seigneur” a certifié que le phénomène s’était réellement passé, et que leurs techniciens n’avaient aucune explication à lui donner. Des experts ont longuement examiné les enregistrements de ces images, et ont écarté toute possibilité d'illusion optique ou de trucage. Le cardinal Billé a bien évidemment constaté ce phénomène et a recommandé aux Évêques, à l’époque, de garder le silence (par humilité, pour éviter une rumeur de sainteté le concernant?). Plus de 10 ans après l'événement et alors que le Cardinal Billé est décédé, il est bon de reparler de ce fait plus qu'étonnant!
L’analyse de la vidéo montre bien dans l’intervalle entre les 2 hosties la couleur de la chasuble verte, la couleur des mains du cardinal, la couleur du mur, le pied de la croix dans le fond : cet espace entre les deux hosties évolue en fonction des mouvements des concélébrants: tout correspond, il y a bien un ESPACE VIDE entre les deux hosties.
Le signe se produit au moment où les concélébrants disent “ton Esprit”. Ce qui nous rappelle les propos suivants de Saint Jean Damascène (VIII° siècle), qui affirme c’est par la vertu du Saint Esprit que s’opère la transformation du pain et du vin, à la manière dont s’opéra l’Incarnation :
"Tu demandes comment le pain devient Corps du Christ, et le vin ... Sang du Christ ?
Moi, je te dis : le Saint-Esprit fait irruption
et accomplit cela qui surpasse toute parole et toute pensée...
Qu’il te suffise d’entendre que c’est par le Saint-Esprit,
de même que c’est de la Sainte Vierge et par le Saint-Esprit que le Seigneur,
par lui-même et en lui-même, assuma la chair"
(S. Jean Damascène, f. o. 4, 13 : PG 94, 1142A).
A Miracle Unveiled: The Eucharistic Wonder of Buenos Aires
With the intent of enriching our understanding of the profound significance of the Holy Eucharist, we will be highlighting a Eucharistic Miracle each Thursday, as is customary in our local parishes, to reverently adore Christ genuinely present before the Blessed Sacrament. The purpose of this endeavour is to deepen our faith and knowledge regarding the authentic presence of Christ in the Blessed Sacrament and to foster a more profound spiritual connection with the Body, Soul, and Divinity of our Lord and God, who is truly present in our midst.
Bleeding Host in Buenos Aires, Argentina
In the heart of Buenos Aires, a parish steeped in history and faith, Saint Mary, became the stage for a trilogy of awe-inspiring Eucharistic Miracles that unfolded in the years 1992, 1994, and 1996. These astounding events, shrouded in mystery and divine intervention, were destined to captivate the hearts of the faithful and rekindle the profound reverence for the Blessed Sacrament.
The journey of these miraculous occurrences began in 1992, during a seemingly routine act of preparing the Eucharistic reserve after Mass. A Eucharistic minister made a startling discovery — fragments of consecrated Host on the corporal. The Church’s sacred protocol was followed, placing the fragments in a vessel of water within the tabernacle, awaiting their dissolution. But days passed, and to everyone’s astonishment, nothing changed. The following Friday, May 8, 1992, the tabernacle was opened, revealing an inexplicable transformation — the Host fragments now radiated a crimson hue, resembling the sacred blood of Christ.
The miracles did not cease there; they intensified and flourished, unfurling before the eyes of the faithful. On Sunday, May 10, 1992, during the evening Mass, the priests distributing Communion noticed small droplets of blood on the patens, further testifying to the divine presence in their midst. Such extraordinary occurrences could not be dismissed, and the faithful gathered in awe and reverence, recognizing the real presence of Christ in the Blessed Sacrament.
The year 1994 marked another chapter in this divine narrative. On a serene Sunday morning, July 24, during the children’s Mass, a miraculous sight captured the attention of the Eucharistic minister as he retrieved the pix from the tabernacle. A single glistening drop of blood coursed along its side, leaving all witnesses humbled and reverent in the face of such inexplicable beauty and grace.
But perhaps the most profound miracle was yet to unfold. It was August 15, 1996, a day that will forever be etched in the annals of divine wonder. During the Mass of the Assumption of the Most Holy Virgin, a consecrated Host accidentally fell to the ground while being distributed to the faithful. As the utmost care and reverence were observed, the fallen Host was placed once again in a vessel of water to dissolve. Little did they know that this simple act of devotion would become the focal point of a miraculous revelation.
Days later, on August 26, 1996, the Eucharistic minister opened the tabernacle and beheld an astounding sight — the once bread-like Host had transformed into human blood. The faithful who witnessed this miracle were filled with awe and wonder, for it was a testament to the profound reality of Christ’s real presence in the Blessed Sacrament.
News of these extraordinary events reached the ears of Professor Ricardo Castañon Gomez, a man known for his expertise and integrity in scientific matters. Archbishop Jorge Bergoglio, who would later become Pope Francis, summoned Professor Gomez to undertake a scientific analysis of the 1996 miracle. The task was formidable, but the results would unveil an astounding truth.
Arriving in Buenos Aires on October 5, 1999, Ron Tesoriero, an Australian lawyer and investigator, immersed himself in the heart of this enigmatic tale. Teaming up with Professor Gomez, they interviewed witnesses, examined samples, and delved into the scientific world, seeking answers to this extraordinary phenomenon.
Through meticulous forensic pathology and DNA testing spanning over two decades, the revelations were astounding. The samples from the 1996 miracle held human heart tissue, vital and alive. Dr. Frederick Zugibe, a world-renowned forensic pathologist and cardiologist, validated the findings, confirming the presence of inflamed human heart tissue — a result consistent with a traumatic injury to the heart.
The implications of these scientific discoveries were profound, bridging the realm of faith and reason. The heart, once abandoned and lifeless, had become a vessel of life, a living testament to the divine. The miracles revealed a reality beyond the confines of human understanding — the true presence of Jesus Christ in the Eucharist.
In the words of Mike Willesee, an investigative journalist who accompanied Ron Tesoriero during his journey: “When a Communion host, which is bread, bleeds and becomes living human heart, it is more than just a WOW moment. It is a traumatic day for Science.” The implications resonated far beyond the boundaries of any laboratory; they affirmed the core beliefs of the Catholic Church and ignited a renewed fervour among the faithful.
Daily Lesson
The Eucharistic miracles of Buenos Aires stand as a beacon of light, calling the faithful to behold the wondrous reality of Christ’s presence in the Blessed Sacrament. The events of 1992, 1994, and 1996 offer a profound invitation to Eucharistic adoration, a sacred time of communion with the living heart of Jesus.
As the world uncovers the mysteries of the universe, it is in the simplicity of the Eucharistic miracles that a divine truth emerges — that God, the ultimate Creator, breathes life into the very essence of the Sacrament. The events in Buenos Aires serve as an unyielding testament to the words spoken during the Last Supper, “This is my body… this is my blood,” echoing through the corridors of time to reach the hearts of all who believe.
The story of the Eucharistic miracles in Buenos Aires continues to inspire and touch the hearts of believers around the world. As it weaves through the tapestry of faith and science, it urges us all to pause, reflect, and embrace the miraculous wonder of Christ’s real presence in the Blessed Sacrament.
For more insights into this divine journey and the profound revelations of science and faith, delve into the pages of Ron Tesoriero’s book, “My Human Heart: Where Science and Faith Collide,” and explore the captivating documentary on The Official Investigation: Watch Here. Similarly, the collections of Blessed Carlo Acutis provide wonderful visual pictures from which one gets a deep understanding of the process to validate this exciting encounter. Further reading can be found here.
Dans la tradition catholique, on appelle miracle eucharistique un événement « surnaturel » produit lors de l'Eucharistie, comme la transformation des hosties en sang ou en chair. À Paray-le-Monial, en France, on conserve une grande carte géographique avec l'indication de 132 lieux, répartis à travers le mondeNote 1, où des miracles eucharistiques seraient advenus tout au long de la période médiévale et au-delà1. Le développement de ces « miracles », plus particulièrement à partir du xiiie siècle, est lié à la pratique de ce sacrement, le culte et l'adoration eucharistique étant assumés par l'Église catholique, qui y trouve un instrument apologétique puissant2. L'Église pose cependant des limites à cette notion en précisant que le « miracle eucharistique » ne fait pas partie du « dépôt de la foi », même s'il s'agit d'un miracle officiellement reconnu, et que nul n'est tenu d'y croire. Pour l'Église catholique, le seul véritable miracle lié à l'eucharistie est celui de la transsubstantiation et de la présence réelle.
Position de l'Église catholique
La foi chrétienne ne se fonde pas sur les « miracles eucharistiques », mais sur l'annonce de Jésus-Christ et l'action du Saint-Esprit3.
Le Christ lui-même a institué l'eucharistie, célébrée par l'Église dans l'attente de sa venue. Il n'existe cependant aucune obligation de croire aux « miracles eucharistiques » car ils n'engagent pas la foi des chrétiens, y compris dans les rares cas où ils sont reconnus par l'Église3. Chacun conserve donc la liberté de ne pas croire à des « révélations privées », même approuvées officiellement3, car elles n'appartiennent pas au dépôt de la foi4. Le seul point important est de croire en la toute-puissance de Dieu et, partant, de ne pas récuser a priori toute possibilité de miracle3.
La prudence du magistère romain en ce domaine se justifie par les réserves qu'il manifeste à l'égard des « miracles eucharistiques ». Ces derniers, en effet, soulèvent plusieurs objections, tant sur le plan de la théologie que sur ceux de la foi et de la pratique religieuse. Mgr Raffaello Martinelli, membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi, en rappelle l'essentiel. D'une part, les « miracles eucharistiques » risquent de sous-entendre que la Révélation de Jésus-Christ est incomplète et que son institution de l'eucharistie comporte des oublis3. D'autre part, ils risquent de reléguer au second plan le sacrement de l'eucharistie célébré par le prêtre lors de la messe3.
En troisième lieu, ils peuvent inciter à privilégier l'aspect extraordinaire du miracle, au détriment de la vie quotidienne du croyant et de l'Église3. Enfin, le fidèle se doit de faire preuve de discernement et de ne pas céder à la crédulité3,4.
Typologie des miracles eucharistiques
Manifestations
Les manifestations ci-dessous ont pu être décrites par certains auteurs comme des « miracles » en lien avec des éléments religieux :
Transformation des espèces pain et vin consacrées en chair et en sang, à Lanciano en 7505,6,7 ou à Buenos Aires en 1996 8.
Lévitation de l'hostie à Faverney en 16089.
Exemples de miracles eucharistiques
De nombreux cas de miracles eucharistiques ont été répertoriés au travers des siècles. Certains miracles ont fait l'objet d'une documentation importante. Mais aucune étude scientifique n'a pu démontrer de l'existence de ces événements surnaturels.
Miracle eucharistique de Rome en 595 en la basilique Sainte-Pudentienne en présence de Grégoire le Grand10.
À Lanciano en Italie, province de Chieti, dans la région des Abruzzes, vers 750, le prêtre aurait eu un doute sur la présence de Jésus, les saintes Espèces auraient alors pris l'aspect de la chair et du sang ; les reliques ont été examinées durant l'hiver 1970-1971 et une nouvelle fois en 1981 par le Professeur Odoardo Linoli qui a effectué diverses analyses, dont les résultats ont été confirmés par le Professeur Ruggero Bertelli ; il s'agit bien de chair et de sang humains, de groupe sanguin AB, sans aucune trace de substance de conservation ou de momification : leur conservation durant des siècles dans un milieu non stérile est donc exceptionnelle. La chair est constituée par le muscle du cœur (myocarde)5,6, 7. Le 23 avril 1982, L'Osservatore Romano, journal du Saint-Siège, a consacré une page aux résultats des analyses du miracle de Lanciano. À noter qu'un miracle secondaire s'était produit dans le passé au sujet du poids des cinq caillots de sang (le poids était le même, qu'on pèse un, deux, ou cinq caillots) ; ce miracle ne s'est pas reproduit lors des examens récents. Le sang est encore parfaitement liquide après tellement d'années, et à ce jour nulle substance de conservation n'y a été retrouvée, phénomène constituant en soi-même un fait inexplicable. Le professeur Linoli insista sur le fait que l'hypothèse d'un faux réalisé dans les siècles passés est peu probable[réf. nécessaire] : pour le prélèvement du fragment du myocarde, il aurait fallu une précision très peu plausible à l'époque ; quant au sang, s'il avait été prélevé sur un cadavre, il se serait rapidement altéré, par déliquescence ou putréfaction, le sang prélevé était donc du sang frais11[réf. à confirmer].
À Douai, en 1254, dans la Collégiale Saint-Pierre de Douai, le visage de Jésus apparaît dans l'hostie ; des pèlerinages ont encore lieu régulièrement. Pour couper court à toute crainte que l'hostie de 1254 soit corrompue et qu'il n'y ait plus la Présence réelle, l'évêque a demandé que, lorsque l'hostie est exposée à l'adoration des fidèles, il y ait, en plus de l'ostensoir qui contient l'hostie ancienne, un autre ostensoir contenant une hostie récemment consacrée12.
À Bolsena, province de Viterbe, en 1263, dans le Latium, dans un contexte un peu semblable à Lanciano, l'hostie changée en chair a saigné abondamment, et le sang a taché le corporal ; les reliques sont conservées dans la Cathédrale d'Orvieto. Le pape Urbain IV s'y rendit et décida d'instituer la Fête du Saint-Sacrement, qui fut officiellement promulguée l'année suivante, après que les textes de la liturgie furent composés (par saint Thomas d'Aquin)13,14.
À O Cebreiro en Galice, en 1300, une des paroisses de Pedrafita do Cebreiro en galicien (ou Piedrafita del Cebrero en espagnol), le célébrant ne croyait pas à la présence réelle de Jésus ; l'hostie et le contenu du calice se changèrent en chair et en sang. Près de deux cents ans plus tard, la reine Isabelle fit faire un reliquaire de cristal. Les reliques sont toujours portées en procession chaque année pour la Fête-Dieu ; elles figurent aussi sur le blason de la ville. Cet épisode est attesté par deux bulles papales, d'Innocent VIII (1487) et Alexandre VI (1496)15.
À Cascia, en 1330, une hostie consacrée se serait mise à saigner, après qu'un prêtre l'aurait placée avec désinvolture entre les pages de son bréviaire16.
Article détaillé : Miracle eucharistique de Cascia.
En l'église Saint-Andoche de Blanot, en 1331, un fragment d'hostie tomba par terre et se serait alors mis à saigner17.
Article détaillé : Miracle eucharistique de Blanot.
À Ludbreg en Croatie, en 1411, un prêtre qui célébrait la messe en doutant de la vérité de la transsubstantiation vit le vin se transformer en sang. Selon Radio Vatican, ce miracle eucharistique fait l’objet d’une vénération pour les fidèles croates qui, au cours des siècles, ont été témoins d’innombrables guérisons18. D'après Radio-Vatican et l'Agence Zenit, Benoît XVI a nommé le Cardinal Tomko comme son représentant personnel pour le 600e anniversaire du miracle de Ludbreg.
À Faverney en Haute-Saône, en 1608 , l'hostie est restée en lévitation plus de 24 heures à l'occasion d'un incendie ; des milliers de témoins l'ont constaté19.
Près de Naples, en 1772, des quantités d'hosties volées furent miraculeusement retrouvées, en plusieurs fois, dans un champ, grâce à des lumières inexplicables ; cela a fait l'objet d'une enquête rigoureuse du Tribunal archiépiscopal, qui dressa un procès-verbal de 364 pages ; 17 hommes (dont des prêtres) ont témoigné judiciairement sous la foi du serment, et le récit détaillé en a été fait par saint Alphonse de Liguori, évêque et Docteur de l'Église, qui affirme que d'autres miracles de ce genre ont été décrits dans ses autres livres20.
À Sienne, le 14 août 1730, un ciboire contenant 351 hosties consacrées fut volé dans la basilique Saint-François. Trois jours plus tard les hosties furent retrouvées dans le tronc de l'église Sainte-Marie de Provenzano. Rapportées dans l'église Saint-François elles y sont conservées depuis. Certaines ayant été distribuées, il en reste 230 dans un nouveau ciboire. Elles furent victimes d'une nouvelle agression le 5 août 1951 et éparpillées sur le sol. Mais elles ont été récupérées intactes. Elles sont gardées en permanence dans la chapelle Piccolomini les mois d'été, et dans la chapelle Martinozzi les mois d'hiver[réf. nécessaire].
À Bordeaux, en 1822, pendant plus de vingt minutes Jésus bénissant apparut dans l’hostie exposée à l’adoration des fidèles. On peut toujours visiter la chapelle du miracle et vénérer la relique de l’ostensoir de l’apparition conservée à Martillac, auprès de la communauté contemplative « La Solitude ». Ce miracle est lié à la communauté fondée en 1820 par Pierre-Bienvenu Noailles. Le prodige advint vingt mois après la fondation de la communauté dans leur église Sainte-Eulalie, rue Mazarin à Bordeaux. Cet événement fut approuvé par les autorités ecclésiastiques, entre autres par l’archevêque de Bordeaux, Monseigneur d’Aviau, après qu’il eut entendu les témoignages des fidèles qui avaient assisté à la scène. On peut visiter la chapelle du miracle et vénérer la relique de l’ostensoir des apparitions21.
À Tumaco, en 1906. Lors d'un raz-de-marée, un prêtre a béni la mer avec une hostie consacrée, et l'eau s'est arrêtée nette. De nombreux villageois en furent témoins22[réf. à confirmer].
En Pologne, lors de la messe de Noël 2013, dans l’église Saint-Hyacinthe, à Legnica (ville de Basse-Silésie), une hostie tombe par terre au moment de la communion ; mise dans de l'eau afin qu'elle se dissolve, elle ne s'est pas dissoute, mais des taches rouges apparaissent. Une enquête est décidée : un fragment de l’hostie est prélevé et envoyé au Laboratoire national de médecine légale. Le laboratoire a conclu qu’il s’agissait d’un fragment de muscle strié « très similaire au myocarde (muscle du cœur) avec des altérations qui apparaissent souvent pendant l’agonie »23. L’analyse ADN a conclu qu’il s’agissait de myocarde humain. Après consultation de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, l'évêque a reconnu le caractère miraculeux de ce phénomène, par un communiqué du 10 avril 201623.
Explication d'origine bactériologique
La Serratia rubideae est une bactérie qui sécrète le pigment “prodigiosine”24 si elle est en présence d’amidon. Cela peut se tester si on ajoute une goutte de solution contenant cette bactérie sur de l’amidon, puis en laissant à température ambiante pendant quelques jours. Si les conditions sont bonnes, au bout de quelques jours, des colonies rouge sang apparaissent.
Notes
↑ L'article en italien mentionne une vingtaine de lieux de miracles en Italie, et d'autres en Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Portugal, Espagne, Autriche, Colombie, Égypte, Suisse, Île de la Réunion, et à Chirattakonam en Inde.
Références
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a et b O. Linoli, Ricerche istologiche, immunologiche e biochimiche sulla carne e sul sangue del Miracolo Eucaristico di Lanciano, Quaderni Sclavo di Diagnostica 7, 661-674 (1971), ristampato dalle Edizioni S.M.E.L., Lanciano
a et b P. Amedeo Giuliani, Le reliquie eucaristiche del miracolo di Lanciano, Tradizione - Storia - Culto - Scienza, Edizioni S.M.E.L., Lanciano (1997)
a et b Silvio Di Giancroce e Mauro De Filippis Delfico, Guida del Santuario del Miracolo Eucaristico di Lanciano, Edizioni S.M.E.L. Lanciano (2006).
↑ « Miracle eucharistique, quand l'hostie se met à saigner durant la messe » [archive], sur Aleteia
↑ Corinne Marchal, Manuel Tramaux (éd.), « Le miracle de Faverney (1608). L'eucharistie : environnement et temps de l'histoire ». Actes du colloque de Faverney (9-10 mai 2008) [archive].
↑ Père François Brune, Dieu et Satan, éd. Oxus, 2004, p. 339.
↑ http://www.adoperp.com/mse/miracles-France/douai.pdf [archive] ; voir aussi Abbé Jean Ladame, Prodiges Eucharistiques, Imprimerie Saint Joseph, Collection : Familles & eucharistie, 2004, p. 30-33.
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↑ Abbé Jean Ladame, Prodiges Eucharistiques, Imprimerie Saint Joseph, Collection : Familles & eucharistie, 2004, p. 219-222.
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↑ (it) Renzo Allegri, Il sangue di Dio, Àncora Editrice, 2005, p. 102-104.
↑ Abbé Jean Ladame, Prodiges Eucharistiques, Imprimerie Saint Joseph, Collection : Familles & eucharistie, p. 120-126 ; voir aussi Willem Frijhoff, « Corinne Marchal, Manuel Tramaux, (éds.), Le miracle de Faverney (1608). L’eucharistie : environnement et temps de l’histoire. Actes du colloque de Faverney (9-10 mai 2008) », Archives de sciences sociales des religions [En ligne], | 2011, mis en ligne le 20 juin 2011, consulté le 15 décembre 2011. http://assr.revues.org/22914 [archive]
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↑ (en) Amylase activity of a starch degrading bacteria isolated from soil, 10 p. (lire en ligne [archive]), p.1
Annexes
Bibliographie
Ouvrages généraux
Jean Chélini, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, collection U, Paris, Colin, 1968
Corinne Marchal, Manuel Tramaux (éd.), Le Miracle de Faverney (1608). L’eucharistie : environnement et temps de l’histoire. Actes du colloque de Faverney (9-10 mai 2008), Archives de sciences sociales des religions, lire en ligne [archive] (consulté le 15 décembre 2011)
Patrick Sbalchiero, L'Église face aux miracles. De l'évangile à nos jours, Fayard, 2007
Jean-Louis Schefer, L’Hostie profanée. Histoire d’une fiction théologique, Paris, P.O.L., 2007 (ISBN 978-2846822084)
Ouvrages confessionnels
Renzo Allegri, Le Corps du Christ: Histoire des miracles eucharistiques, Médiaspaul, 2006 (ISBN 9782712209582)
Francine Bay, Saints et miracles eucharistiques, Transmettre, 2008 (ISBN 978-2913708129)
Sergio Meloni, Les Miracles eucharistiques dans le monde, Éditions François-Xavier de Guibert, Paris, 2009 (ISBN 978-2755403237)
Bruno Sammaciccia, Le Miracle eucharistique de Lanciano, éditions du Cèdre, 1977 lire en ligne [archive] sur le site de l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre
(it) Catalogo della Mostra internazionale : I miracoli eucaristici nel mondo, prefazione del cardinal Angelo Comastri, Edizioni San Clemente, 2006
Articles connexes
Liens externes
The Miracle of Calanda is an event that allegedly took place in Calanda, Spain in 1640, according to 17th century documents. The documents state that a young farmer's leg was restored to him after having been amputated two and a half years earlier. This event is described in detail in the book Il Miracolo by Vittorio Messori. The following article is principally based on the account in Messori's book.
At the end of July 1637, Miguel Pellicer (1617–1647), a 20-year-old man from Calanda in Aragon was working as an agricultural labourer at Castellón, 60 km from Valencia, on his uncle's farm. While steering a cart by riding one of the mules that was pulling it, Miguel fell off, probably because he had fallen asleep. The cartwheel passed over his right leg, breaking the tibia. He received initial treatment at Castellón, then was admitted to the hospital of Valencia, where he stayed for five days. He then decided to leave for Zaragoza in order to receive treatment in the hospital dedicated to Our Lady of the Pillar to whom he had great devotion. The 300 kilometre journey took him some 50 days.[1]
On his arrival, the leg was in an advanced state of gangrene, leaving no other choice but to amputate it. In their testimony, the doctors described the leg as "very phlegmonous and gangrenous," to the point of appearing "black."[2] In mid-October two master surgeons, Juan de Estanga and Diego Millaruelo, carried out the operation. The leg was cut "four fingers below the knee." Although they had made the patient drowsy with alcoholic and drugged drinks, as was the practice at the time, Miguel suffered excruciating pain: "In his torment," the witnesses would later say, "the young man called upon the Virgin of the Pillar, unceasingly and with great fervor."[2] The leg was then buried, as was customary at the time, in a special part of the hospital's cemetery. The stub was subsequently cauterized with fire.[1]
Miguel Juan Pellicer stayed in hospital for a few months, until in the spring of 1638 he was provided with a wooden leg and crutches and released from hospital. For the next two years, he made his living through begging. He was provided with the necessary authorization, at the Sanctuary of the Pillar. During this time he was certainly a familiar sight for a large number of the citizens of Zaragoza. He regularly returned to the hospital for checkups and treatment through Dr. Estanga.[1]
Every evening he would ask the servants in the sanctuary for a bit of the oil that burnt in the lamp and use it as ointment to rub in the stub of his leg, with the conviction that he would so be able to draw the aid of the Virgin upon him. In the first months of 1640, now 23 years old, he decided to return to his parents at Calanda. After about one week's travel he arrived during the second week of Lent, i.e. between March 11 and 14. Unable to help in working on the fields, he once again took up begging, going around the neighbouring villages on donkey's back. Many people at the time must have witnessed that his lower leg was missing.[1]
Restoration of Pellicer's legs
According to Messori, at about ten o'clock in the evening of 29 March 1640, Pellicer laid himself to rest. Because his bed was occupied by a soldier of a garrison that stayed at Calanda over night, he went to sleep on a provisional bed in his parents' room. Between half past ten and eleven o'clock, his mother entered the room and saw two feet appearing from below the cloak that covered her son. Thinking that Miguel Juan and the soldier must have changed places, she called her husband to resolve the misunderstanding. But while removing the cloak, husband and wife, were dumbstruck, as they realized that this was indeed their own son. They shook him and shouted at him to wake him up. Some minutes passed until Miguel Juan woke up from a deep sleep. He told them that he had dreamt of being within the Sanctuary of Our Lady of the Pillar and rubbing his leg with the holy oil, as he had done so often. Soon all three agreed that the restoration of the leg was due to the intercession of the Virgin of the Pillar.[1]
News of the event immediately spread through Calanda. The following morning the local judge, assisted by two surgeons, examined Pellicer and set up a report which he immediately sent to his superiors. On April 1, Palm Sunday, Don Marco Seguer, parish priest of Mazaleón, a village fifty kilometres away, went to the place of the event, accompanied by the royal notary Miguel Andréu, who set up a certificate to express the testimony, confirmed by oath, of ten persons.[1]
Thanksgiving and inquiry
On April 25 Pellicer and his parents went on a pilgrimage to Zaragoza to give thanks to Our Lady of the Pillar, and here too the young man was seen by a great number of people who had known him before with only one leg. Following a request from the city's authority, a formal inquiry was initiated in order to ascertain the veracity of the event. Legal proceedings, presided by the archbishop of the city began on June 5 and took about a year. All hearings were public and no voice of dissent was recorded. Twenty-four witnesses spoke out, selected as the most trustworthy from among the great number of people that knew Pellicer, both from Calanda and from Zaragoza.[1]
On April 27, 1641, the archbishop of Zaragoza pronounced a judgment, thereby officially declaring the authenticity of the miracle. At the end of the year Pellicer was also invited to the royal court at Madrid, where King Philip IV knelt down before him and kissed the leg. Recordings also show that the restored leg was the same one as that which had been amputated two and a half years before, for it could be reidentified through some bruises and scars that were there before the amputation. Also, the hole in the cemetery of the hospital of Zaragoza in which the leg had been buried was excavated and found empty.[1]
In the appendix of his book, Vittorio Messori also reports the opinion of Landino Cugola, primary surgeon of the hospital of the University of Verona, a specialist in limb replantation. Cugola has carefully studied the testimonies given in the recordings of the proceedings at Zaragoza, which reveal that the leg, after it had only just been restored, was cold and hard with contracted toes and blue in colour. Hence, Pellicer was not yet able to put his weight on it and still had to move around on crutches. After a few days the leg regained in strength and the toes were stretched out again. Also, the leg was initially a few centimetres shorter due to the loss of bone tissue that was caused by the fracture, but within about three months it regained its original length. According to Cugola, all this is in perfect accordance with the normal development following the replantation of a leg, although the growth of tissue is usually supported by exerting a pull onto the limb. In Pellicer's case this was not necessary.[1]
Documentation
Vittorio Messori also lists and provides details of documents from the time which attest the miracle of Calanda, the most important ones being:[1]
The certificate set up by the notary Andréu. The original document, which fortunately escaped destruction in the Spanish Civil War, is on display in a glass case in the town hall of Zaragoza.
The minutes of the proceedings at Zaragoza. The original document, having been kept in the archives of Zaragoza chapter house, was handed over to a Benedictine monk, Father Lambert, in about 1930, who then took it to France. Unfortunately Lambert was killed in World War II and it is unknown what has become of the manuscript since. However, before it disappeared four printed editions had been published, the first of which in 1829. Two notaries certified that these corresponded exactly with original text.
Two certified copies of the minutes of the proceedings, set up at the same day as the original. They were signed and sealed by the same notaries. One was kept in the archives of the town of Zaragoza, but burnt in 1808 during the Napoleonic wars. The other is still extant and is kept in the archives of the Cathedral of the Pillar.
The report of Calanda's local judge, set up on the morning immediately after the event. It has not survived to our time, but documentary traces confirm that there was such a report.
Other documents of lesser importance:
The certificate of baptism of Miguel Juan Pellicer.
The registration of his admittance to the hospital of Valencia.
A small booklet written by a Carmelite friar, commissioned by the chapter house of the Pillar, and published in 1641.
Another book, published by a German doctor in 1642. The Jesuit father who gave the imprimatur added a declaration in which he affirmed that he personally knew Pellicer, first with one leg and then with two.
The account of the audience of Miguel Juan Pellicer at the royal court of Madrid.
A number of other documents which confirm the existence of other persons involved in the event.
Messori's comment:
"By far the majority of past events (including the more important ones) is attested with less documentary proof and official warrantee. This is an objective statement of fact, not apologetic reassurance."[1]
Alternative explanations
Pseudo-skeptics proposes his own version of what might have happened, though he admits: "We can't say that the Miracle of Calanda is not genuine, and we can't prove that Miguel Juan Pellicer's leg was not miraculously restored. But we can say the evidence we have falls short, and is perfectly consistent with no miracle having taken place.” He also claims that "there is no documentation or witness accounts confirming his leg was ever gone." He presents an alternative explanation in which Pellicer's leg did not develop gangrene during the five days at the hospital at Valencia. Instead, he spent the next 50 days convalescing, during which he was unable to work, and so turned to begging, and discovered that having a broken leg was a boon. After his leg had mended, Dunning proposes Pellicer decided that if a broken leg helped, a missing leg would be better. Traveling to Zaragoza, he bound his right foreleg up behind his thigh and for two years played the part of an amputee beggar. Later, back at his parents home in Calanda, forced to sleep in a different bed, his ruse was discovered, and the story of the miracle was a way to save face. Dunning asserts "that no evidence exists that his leg was ever amputated — or that he was even treated at all — at the hospital in Zaragoza other than his own word. He named three doctors there, but for some reason there is no record of their having been interviewed by either the delegation or the trial."[3]
However, according to the transcription of the canonical process, two surgeons involved, Juan de Estanga and Diego Millaruelo, were indeed interviewed, as well as the assistant surgeon Juan Lorenzo Garcia and the hospital's priest overseer Pascual del Cacho. All said, under oath, that the leg of Miguel Pellicer was really amputated.[4]
Pseudo-skeptics has subsequently published a correction to the original article.[5] In the correction, it is accepted that: "Two doctors named by Pellicer (Estanga and Millaruelo) were interviewed in the trial. However, neither said they'd been involved with the amputation of his leg". They also criticized the fact that according to them, the trial was held with a predetermined conclusion to prove something miraculous had taken place, same with the making of the Church’s transcripts, and not to investigate what had actually occurred.[6]
But contrary to this statement, the canonical transcript does state that Estanga was involved with the medical care and surgery of Miguel Pellicer:
"Licentiate Juan de Estanga applied the various medicines to him, and seeing that they did not appropriate them, he knows, and this depository saw that the said Licentiate Juan de Estanga resolved to cut off said leg, because he found no other remedy for the said [Miguel] Juan Pellicero... [Diego Millaruelo] helped the execution, and saw it cut off, and this he said to be true per juramentum [under oath]."[4]: 51–52
In 1993, the Institute of Noetic Sciences published Spontaneous Remission: An Annotated Bibliography. In this work, the authors, Caryle Hirshberg and the late Brendan O’Regan, defined spontaneous remission as “the disappearance, complete or incomplete, of a disease or cancer without medical treatment or treatment that is considered inadequate to produce the resulting disappearance of disease symptoms or tumor.”
Because there was no standard reference for the field of spontaneous remission before that time, the first task of the Remission Project at IONS was to catalogue the world’s medical literature on the subject. As a result, it assembled the largest database of medically reported cases of spontaneous remission in the world, with more than 3,500 references from more than 800 journals in 20 different languages.
While the authors believe that the phenomenon of remission is relatively rare, the data from their research suggest that it may not be as rare as previously believed. It appears that the impression of rarity is at least partly an artifact of underreporting, but research shows there has been an increase in the number of cases reported in the last few decades.
Spontaneous Remission: An Annotated Bibliography was compiled by Caryle Hirshberg and Brendan O’Reagan. It is organized according to the International Classification of Diseases (ICD-9-CM 9) system.
It is divided into three sections: “Part One: Remission of Cancer” (chapters 1-10), “Part Two: Remission of Diseases Other Than Cancer” (chapters 11-19), and “Part Three,” which contains four appendices and an addendum. Each section contains annotated bibliographic citations—including summaries and in some cases complete text of case reports—and supplemental references.
The book itself is no longer available for sale from IONS, but all the documents in the bibliography are downloadable in PDF format.
Chapter 1: Pages 53-58, Remission of Neoplasms of Lip, Oral Cavity, and Pharynx
Chapter 2: Pages 59-92, Remission of Neoplasms of Digestive Organs and Peritoneum
Chapter 3: Pages 93-111, Remission of Neoplasms of Respiratory and Intrathoracic Organs
Chapter 4: Pages 112-142, Remission of Neoplasms of Bone, Connective Tissue, and Soft Tissue
Chapter 5: Pages 143-166, Remission of Neoplasms of the Female Breast
Chapter 6: Pages 167-197, Remission of Neoplasms of the Skin
Chapter 7: Pages 198-219, Remission of Neuroblastoma
Chapter 8: Pages 220-288, Remission of Neoplasms of Genitourinary Organs
Chapter 10: Pages 310-348, Remission of Neoplasms of Lymphatic and Hematopoietic Tissue
Chapter 11: Pages 349-379, Remission of Infectious and Parasitic Diseases
Chapter 14: Pages 441-454, Remission of Nervous System, Sense Organs, and Mental Disorders
Chapter 15: Pages 455-460, Remission of Respiratory System Diseases
Chapter 16: Pages 461-475, Remission of Digestive System Diseases
Chapter 19: Pages 496-502, Remission of Injury Related Disorders
Appendix One: Pages 503-530, Review Articles
Appendix Two: Pages 531-558, Behavioral Aspects of Remission
Appendix Three: Pages 559-576, Clinical and Experimental Studies
Appendix Four: Pages 577-646, Infection Related Remission
Source: https://noetic.org/publication/spontaneous-remission-annotated-bibliography/